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Désherber son colza en secteur à enjeu eau

Implantée pendant près de dix mois en terre, la réussite de la culture du colza passe par une bonne implantation, en limitant la concurrence des adventices le plus longtemps possible. 

Malgré son fort pouvoir couvrant, le colza est une culture qui supporte mal la concurrence : eau, lumière, nutriments… Les principales adventices (graminées, matricaire, gaillet…) peuvent s'avérer difficiles à contrôler, avec des solutions chimiques qui s'amenuisent. 

Les services de l'État alertent sur la situation de collectivités confrontées à de fortes problématiques de qualité de leur ressource en eau, en raison de la présence notamment d'herbicides du colza ou de leurs métabolites (métazachlore, propyzamide…). 

La préservation de la qualité des eaux utilisées pour la distribution d'eau potable est l'affaire de tous. Aussi les Chambres d'agriculture investissent avec les instituts techniques et partenaires régionaux à tester, évaluer et communiquer sur des pratiques permettant le maintien du colza sur nos secteurs en favorisant des pratiques respectant la ressource en eau. 

Tout d'abord de l'agronomie

Un moyen efficace de limiter l'usage de la chimie est de diminuer le nombre d'adventices qui lèveront dans la parcelle. Pour cela, la stratégie globale de désherbage passe par des leviers agronomiques complémentaires tels que :

  • une rotation (notamment l'alternance de cultures de printemps et d'hiver) ;
  • un travail du sol (labour occasionnel, faux-semis…) ;
  • un couvert étouffant en interculture ;
  • une bonne vigueur de la culture au démarrage (conditions de semis).

Appréhender et cibler sa stratégie herbicide

La conception du programme herbicide ne peut passer que par une bonne connaissance de sa flore adventice à venir : graminées ou dicotylédones ? Résistantes ou non ?

Les acétamides sont des herbicides racinaires de prélevée, persistants et sensibles à la lixiviation en cas de pluies fortes. Ces molécules sont utilisées sur colza, en particulier pour la maîtrise du ray-grass résistant.

En lien avec le respect de la réglementation (ZNT, DVP, drainage…), ces herbicides racinaires doivent bénéficier d'un sol humide pour optimiser leur bon fonctionnement. D'autres substances sont incorporables au moment du semis. Les efficacités de ses familles sont très tributaires des conditions météo et d'humidité de sol, parfois limitantes à cette période en début de cycle du colza.

La prélevée est-elle toujours indispensable ?

Malheureusement, les adventices les plus problématiques à gérer, en particulier les graminées (ray-gras, vulpins…), sont de plus en plus souvent résistantes aux matières actives utilisées en post-levée, d'où l'usage des familles citées précédemment.

Depuis quelques années, il existe des solutions de post-levée plus adaptées à la flore dicotylédone présente pour mieux ajuster le couple produit/dose.

De plus, l'absence de prélevée permet une meilleure levée et une croissance du colza, moins ''stressé'', ce qui l'aide à esquiver le risque de dégâts des altises adultes. Cette stratégie n'est possible que par une surveillance régulière de ses parcelles et une bonne réactivité d'intervention.

Et le désherbage mécanique ?

Pour des semis à écartement large (45-50 cm), il est possible de coupler une intervention mécanique de type binage à une application chimique, en plein ou localisée sur le rang selon l'équipement. Même si les efficacités sont moindres sur certaines dicotylédones difficiles et graminées installées, les résultats sont prometteurs sur une flore simple. •

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