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Capteurs proche infrarouge NIR : pour une récolte au meilleur prix

Éprouvés sur les ensileuses et les tonnes à lisier, les capteurs proche infrarouge NIR équipent désormais les moissonneuses-batteuses. Leur intérêt est de mesurer la qualité de la récolte pour mieux la commercialiser, mais aussi pour piloter la fertilisation.
 

Sur les moissonneuses-batteuses, le capteur proche infrarouge NIR prend place sur l’élévateur à grains.
© New Holland

Deux constructeurs proposent aujourd’hui d’adapter un capteur proche infrarouge NIR (Near InfraRed) sur leurs moissonneuses-batteuses, afin de connaître en temps réel la qualité de la récolte. La solution Grain Sensing de John Deere est compatible avec les machines de la série T (à partir de l’année modèle 2016) et celles de la série S (S760, S770, S780, S785 et S790). L’équipement NutriSense de New Holland est pour le moment réservé aux moissonneuses-batteuses de la gamme CR. Les deux marques montent également ces capteurs sur leurs ensileuses pour mesurer l’humidité, la teneur en protéine brute et en amidon, ainsi que la fibre détergente neutre et acide (NDF et ADF). Elles les valorisent aussi sur les tonnes à lisier pour déterminer la matière sèche et les valeurs fertilisantes des produits épandus (azote, phosphore, potassium et ammonium). Ces capteurs se retrouvent enfin sous la forme de mini-laboratoires portables pour réaliser des analyses à poste fixe.

Mesure en continu du taux de protéines

Sur les moissonneuses-batteuses, le capteur NIR mesure, en plus du taux d’humidité, les protéines du blé, de l’orge et du colza, ainsi que la teneur en amidon de l’orge et celle en huile du colza. Comme il fonctionne en liaison avec le récepteur GPS, il fournit des informations géolocalisées permettant de définir dans la parcelle des zones en fonction des résultats. Cette cartographie de la qualité de la récolte s’exploite ensuite pour piloter la fertilisation azotée, par exemple, en complément des données relevées par le capteur de rendement. Les mesures du capteur NIR servent aussi à valider ou à sélectionner les variétés qui donnent les meilleurs résultats en fonction des terres. La connaissance en temps réel du taux de protéines présente un avantage économique. Elle permet, au sein même d’une parcelle, de trier le grain en vidangeant les trémies contenant le plus pauvre dans une remorque et le plus riche dans une autre. Ainsi, les lots sont stockés ou livrés avec une qualité homogène, qui favorise la commercialisation au meilleur prix.

Des programmes dédiés aux céréales

L’équipement Grain Sensing de John Deere utilise le capteur HarvestLab 3000, qui se monte sur l’élévateur à grains à l’aide d’un kit spécifique. Pour cette application, le capteur intègre un programme spécifique et impose de disposer sur la moissonneuse-batteuse d’un récepteur GPS StarFire, d’une console de quatrième génération et de la solution de télématique JDLink. Les données collectées au champ sont consultables sur l’interface Operations Center, accessible via le portail myJohnDeere.com. Chez New Holland, le capteur NutriSense, fourni par la société italienne Dinamica Générale, est livré de base avec la capacité d’analyser trois cultures, telles que le blé, le colza et l’orge. Il est possible d’en choisir d’autres. Le capteur NIR de New Holland nécessite un calibrage à partir d’échantillons pris au champ, qui sont envoyés dans un laboratoire pour définir de nouveaux paramètres de réglage et renforcer la précision de ses mesures. Comme la mise à jour s’effectue par le service de télématique PLM Connect, toute évolution dans la programmation profite à tous les utilisateurs. Les mesures au travail sont envoyées automatiquement sur le portail my.newholland.com, décliné aussi sous la forme d’une application sous Android et iOS (Apple). •

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