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Normandie et Hauts-de-France soutiennent le lin européen

Les régions Normandie et Hauts-de-France ont clairement exprimé leur soutien aux acteurs du lin textile. Elles veulent être un accélérateur pour mettre en place l’écosystème européen dont a besoin la filière pour devenir la référence internationale des matières textiles.

L’ensemble des intervenants de la présentation de l’étude collective “Lin fibre et lin textile” du 21 mars à Paris.
© C. H.

Invités à la présentation de l’étude collective “Lin fibre et lin textile” le 21 mars à Paris, les présidents des régions Normandie et Hauts-de-France, Hervé Morin et Xavier Bertrand, ont répondu présents à la demande de soutien de la filière pour innover et se développer.
« L’appel à manifestation d’intérêt lancé par la Région Normandie et les Hauts-de-France a pour objectif de favoriser la recherche et le développement d’outils permettant d’être plus productifs, de produire un fil moins cher et de faire en sorte que l’on gagne en compétitivité, en productivité et en performance. Nous espérons de la part des entreprises des propositions très concrètes », a déclaré Hervé Morin.
« Le lin participe à la transformation de notre économie régionale. Avec la région Normandie, Bretagne et Grand Est, nous allons jouer notre rôle de collectivité locale. Concernant l’appel à manifestation d’intérêt, nous allons déposer un dossier commun qui va nous permettre de proposer des fonds qui pourront s’élever jusqu’à 10 millions d’euros. Mais il nous faut également un fond stratégique pour répondre aux enjeux d’innovation, pour permettre que la valeur ne nous échappe pas. Notre soutien doit permettre à l’ensemble des producteurs et des industriels de se dire qu’il y a un écosystème favorable au développement et donc d’investir et de se concentrer sur la question des débouchés », a ajouté Xavier Bertrand.
À la suite de cette annonce faite par les présidents de région, Bart Depourcq, président d’Alliance for European Flax-Linen & Hemp (Alliance du lin et du chanvre européen) s’est adressé aux acteurs de la filière : « C’est une formidable nouvelle. Maintenant les gars impliquez-vous, soyez acteurs de la transformation. L’avenir est le mouvement ! ».

Une meilleure description des fibres

« Il faut que l’on puisse qualifier ce que l’on fait. L’enjeu prioritaire à financer sera donc de pouvoir décrire la qualité des fibres », a précisé Marie-Emmanuelle Belzung, déléguée générale de l’Alliance du lin et du chanvre européen. Qui dit fibre naturelle dit aussi variabilité. C’est bien cette variabilité qui est au cœur de la description des fibres. La filière doit répondre à une véritable exigence du marché pour une meilleure connaissance des fibres (voir article ci-contre).
« Notre premier objectif a été de définir un référentiel commun, avec un paramètre qui fait l’unanimité : il s’agit de l’homogénéité des fibres sur quatre critères retenus par un groupe d’experts (teilleurs, peigneurs, filateurs, commerçants, organisations et Arvalis), qui sont la couleur, la longueur, la propreté et l’épaisseur des fibres. Pour compléter les méthodes déjà existantes permettant de décrire ces fibres, les technologies de l’optique et de l’intelligence artificielle vont être développées afin d’avoir au bout de la ligne de teillage une fiche qualité de chaque lot. Nous lançons donc une phase pilote industrielle pour fiabiliser le modèle, s’assurer qu’il est robuste et reproductible. Nous allons nous appuyer sur des teillages pilotes qui vont accueillir et tester le système durant trois ans », a expliqué Sophie Meyer, secrétaire générale de Cipalin. •  
 

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