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La saison d’écapsulage est lancée

Du soleil, peu de vent et un faible taux d’humidité, les conditions étaient idéales ces deux dernières semaines pour débuter le travail d’écapsulage du lin.

Le but de l’opération est de récolter les graines dans la capsule, lorsque le lin est en plein rouissage, c’est-à-dire lorsqu’il sèche. Ces graines seront alors utilisées pour la saison suivante.

Il y a près de deux semaines, Quentin Huré, 27 ans, à la tête de son entreprise de travaux agricoles à Normanville, a débuté un chantier dans le Calvados pour le teillage Depestele situé au Bocasse. « L’écapsuleuse permet de récupérer les nappes, d’écraser la capsule de lin puis de redéposer les nappes, avec un système de retournement. Cela évite donc un second passage à l’agriculteur dans sa parcelle pour retourner ses nappes en train de rouir », explique le jeune entrepreneur.

Des semences de “multiplication”

Dans le détail, il existe deux catégories de lin : l’oléagineux, utilisé pour son huile, et le lin textile, utilisé pour sa fibre. C’est sur ce dernier que l’écapsulage est possible. L’itinéraire cultural reste le même, l’écapsulage étant seulement une étape supplémentaire. Cependant, la semence de lin utilisée est particulière, c’est une semence de “multiplication”. Une fois en graines, ses semences passeront une batterie de tests auprès du Service officiel de contrôle et de certification des semences et plants (Soc). S’ils sont concluants, les semences pourront être utilisées pour le semis de l’année suivante.

Un travail méticuleux

« L’écapsulage est tout de même une tâche difficile, qui demande de l’attention au chauffeur. Il faut constamment vérifier la qualité de la graine pour ne pas la fendre. De plus, il est nécessaire, qu’en amont, le lin soit bien arraché, sec (avec un taux d’humidité inférieur à 9 %) et ne soit pas versé. Car, si c’est le cas, la qualité de la graine pourrait être impactée. Enfin, les écapsuleuses que nous utilisons doivent être impérativement nettoyées et dépourvues de graines de lin pour éviter tout mélange de lots », précise-t-il. Cette étape, qui demande à l’agriculteur d’être méticuleux quant à sa gestion des adventices sur la parcelle, lui permet d’être mieux rémunéré, aux alentours de 500 euros/ha en moyenne. La prime varie selon les années et ne prend pas en compte le coût des semences de “multiplication”. •

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