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Europe
« Sans les aides, notre projet n’aurait pas pu voir le jour »

À quoi servent les fonds européens ? C’est pour répondre à cette question que le comité de suivi examine l’exécution quantitative, qualitative et financière des programmes de développement régionaux.

Visite du comité de suivi des fonds européens chez la famille Loobuyck qui a investi dans une chaîne de transformation de pomme de terre en chips. « Sans les aides, nous n’aurions pas pu monter notre projet », assure-t-elle.
© Catherine Hennebert

Le comité de suivi des fonds européens est venu en Seine-Maritime le 20 octobre. Les commissaires Crissoula Tsiacalacis et Eugenio Fernandez-Garcia, tous les deux à la direction générale de l’agriculture à Bruxelles ont visité deux entreprises seinomarines qui ont bénéficié d’aides européennes via les dispositifs de la Région : l’exploitation de la famille Loobuyck à Allouville-Bellefosse, qui a investi dans une chaîne de transformation de pommes de terre en chips, et la coopérative linière Agylin à Baons-le-Comte.
Clotilde Eudier, chargée de l’agriculture à la Région Normandie, a rappelé le rôle du comité de suivi qui permet de s’assurer du bon déroulement de l’exécution et du financement des programmes européens. Sur son territoire, la Région est autorité de gestion du volet régional du Plan stratégique national du Feader 2023-2027 (agriculture et développement rural).

La Chips 76

Dans le cadre du dispositif normand de transformation à la ferme, 40 % d’aides européennes ont été versées pour financer le projet d’Hélène et Franck Loobuyck : construire un outil de transformation de leurs pommes de terre en chips cuites au chaudron.
Du lavage des pommes de terre jusqu’à l’emballage, la chaîne de transformation permet de fabriquer 300 kg de chips par jour. « Notre souhait était de nous rapprocher du consommateur par la vente directe et de pouvoir lui parler de notre métier de manière positive. De plus, nous avons des enfants qui sont intéressés pour revenir sur l’exploitation. Nous avons donc pris la décision en 2020 de transformer une partie de nos pommes de terre en chips et de donner une autre dimension à l’exploitation. La Chambre d’agriculture nous a orientés vers les aides de la Région. Sans les aides de l’Europe, ce projet n’aurait pas pu voir le jour », expliquent Hélène et Franck Loobuyck qui ont créé quatre emplois grâce à ce projet.

Bientôt six lignes de teillage chez Agylin

Les commissaires ont ensuite souhaité découvrir l’étape de transformation du lin textile en visitant un teillage. Ils se sont rendus sur le site de la coopérative Agylin à Baons-le-Comte. Pour répondre à des besoins de développement, la coopérative avait bénéficié d’aides régionales et européennes en 2017 pour la construction d’un bâtiment renfermant trois lignes de teillage. Aujourd’hui face à l’augmentation des surfaces en lin textile (8 500 hectares prévus en 2024 sur le territoire de la coopérative), Agylin prévoit une 6e teilleuse afin d’adapter la capacité de teillage à l’augmentation des surfaces, de maintenir la qualité de teillage et les coûts de teillage, d’améliorer les conditions de travail. Le déménagement du second site de Goderville à l’extérieur de la commune va permettre l’installation de la troisième ligne de teillage et l’embauche de 12 personnes.
Yann Flodrops, animateur filière lin chez Arvalis, est venu présenter aux commissaires le projet AgroEcoLIF pour lequel des aides européennes avaient été versées. L’objectif de ce projet de filière était de proposer aux agriculteurs normands des itinéraires de production de lin économes en intrants de synthèse. « L’enjeu est de maintenir le niveau de rentabilité de la culture en limitant la chimie, en préservant le sol et l’eau, en trouvant des solutions alternatives et en préservant l’image naturelle du lin. Des expérimentations ont été mises en place sur le bassin de production et des visites d’essais, des formations, des journées d’échanges, des journées techniques, des guides de préconisation ont permis de communiquer auprès des agriculteurs ». 
Des premières conclusions ont été tirées de ces essais : en ce qui concerne le désherbage mécanique, il existe des marges de manœuvre, les solutions de biocontrôle sont pertinentes dans la gestion de la maladie du lin fibre mais la filière est toujours en attente d’homologation, les leviers densité et date de semis sont peu efficients mais les essais ont remis en évidence la qualité de l’implantation avant toute chose. Enfin l’intérêt de la tolérance variétale vis-à-vis de l’oïdium a été mis en évidence. •

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