Aller au contenu principal

Pour Amélie et Olivier Malaval, « c’est le bon moment »

Chez les Malaval, l’intérêt pour la vigne est ancien, et les années avançant, le couple a formé le projet de planter
trois hectares de terre avec l’objectif de monter rapidement à dix hectares conduits en biodynamie.

 

Amélie et Olivier Malaval sont convaincus que cela va marcher, le climat ne sera pas un frein, les techniques et les cépages ont évolué.
© C. H.

Amélie travaille dans la transformation fromagère dans le pays de Bray, Olivier est responsable des marchés de l’agriculture au Crédit Agricole sur Rouen.
Aujourd’hui, ils partent sur un projet commun : la plantation de vignes et la fabrication de vin à destination de la vente.
Olivier vient d’une famille de viticulteurs dans le Gard. Il a été dans la vigne dès son plus jeune âge : « Je n’ai peut-être pas osé le faire quand j’étais plus jeune. Aujourd’hui je pense avoir la maturité pour me lancer ».
Pour Amélie, c’est un défi qu’ils se lancent. L’aspect innovant du projet la motive, et, passionnée par le fromage, la partie vinification l’intéresse beaucoup. « Le climat ne sera pas un frein. Les techniques et les cépages ont évolué. On pense que c’est le bon moment ».

Les Fossettes

Le couple en parle sérieusement depuis cinq-six ans. Ils ont fait leur demande de plantation au printemps et ont obtenu leur autorisation en juillet pour trois hectares (voir encadré p. 7).
« Nous planterons 1,5 hectare  au printemps 2024 et 1,5 hectare en 2025. Nous avons choisi des cépages résistants à l’oïdium et tolérants au mildiou, issus des programmes de recherche ResDur*, entre l’Institut de la Vigne et l’Inrae. Le matériel végétal est en train d’être multiplié ».
En cépages blanc, il y aura floréal, voltis et soreli. En rouge, ils ont choisi artaban et coliris. Cette dernière variété qui vient d’être inscrite présente une résistance totale à l’oïdium. Amélie et Olivier souhaitent fabriquer des vins légers. Ils ont déjà réfléchi au nom qu’ils donneront à leur première cuvée : Les Fossettes du nom de la parcelle qui est située sur la commune de Nesle-Hodeng, sur un coteau exposé au sud. L’objectif du couple est de planter entre six et dix hectares qui seront conduits en biodynamie.

La vinification suscite de nombreux questionnements

Pour la vinification, le projet est de construire le chai sur cette parcelle mais il y a encore beaucoup de questionnements sur cette étape : vinification en individuel ? En commun ? Faire de la prestation ? L’association sera sûrement un lieu propice à cette discussion, en fonction des projets des uns et des autres.
« Sur la partie culture, nous allons bénéficier de l’expérience de mon père qui va venir nous aider. Il faut avouer qu’il est assez intrigué », conclut Olivier. •
 

* Résistance durable

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Elody et Sébastien Marc, de l’exploitation bio « Les Jardins de Marcelle », présentent leur production de légumes, plants et graines sur leur stand au Sia 2026.
Sia : nos producteurs seinomarins régalent les papilles

Dans le Hall 7.2 les régions ont attiré des centaines de visiteurs dès ce premier week-end du salon. Et sur le pavillon…

La Seine-Maritime accompagne ses producteurs au Sia

La Seine-Maritime sera présente au Salon international de l'agriculture (Sia) qui se tient à Paris du 21 février au 1er…

Veau malade.
FCO-3 : une vague de naissances de veaux “débiles” dans les élevages cet hiver

La fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype-3 est passée à l’été et l’automne 2025 dans les élevages bovins et ovins seinomarins…

L'année dernière, le club NCRC a animé les 120 m2 de circuits radiocommandés. Les pilotes feront revivre la zone avec des camions, des pelleteuses et des tracteurs à l'échelle 1/14e et 1/16e.
Du plus petit au plus grand : miniatures agricoles à Yerville

Après avoir frôlé les 5 000 visiteurs l'an passé, l'événement "L'agriculture, une passion même en miniature" revient ce…

Après avoir été exposé à des sangliers, le chien de chasse est tombé malade puis est décédé dans les 24 à 48 heures qui ont suivi.
Un chien mort des suites de la maladie d'Aujeszky

La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Seine-Maritime informe de la découverte d'un chien…

La FNSEA obtient la retraite sur les 25 meilleures années

La réforme des "25 meilleures années" va enfin se mettre en place. Les deux premières années vont donner lieu à une période…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole