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Les clés pour obtenir un colza robuste

L’implantation est l’étape clé qui conditionne la robustesse du colza, c’est-à-dire sa capacité à supporter les attaques de bioagresseurs, en particulier les insectes d’automne, les aléas climatiques, et donc à exprimer son potentiel de rendement dans un contexte contraint.

L’implantation est l’étape clé qui conditionne la robustesse du colza, c’est-à-dire sa capacité à supporter les attaques de bioagresseurs, en particulier les insectes d’automne, les aléas climatiques, et donc à exprimer son potentiel de rendement dans un contexte contraint.
© Terres Inovia

La robustesse du colza passe par l’obtention d’états-clés

1. Une levée précoce avant le 1er septembre pour atteindre le stade 4 feuilles avant le 20 septembre pour avoir un colza suffisamment développé avant l’arrivée des altises adultes et la baisse des températures automnales.

 

2. Une croissance dynamique et continue à l’automne et des pieds vigoureux :

  • Biomasse supérieure à 1,5 kg/m² en entrée hiver ;
  • Pieds d’au moins 25 g/plante mi-octobre et 45 g/plante en entrée d’hiver pour limiter le risque de dégâts de larves d’insectes.

 

3. Une reprise dynamique en sortie d’hiver pour limiter globalement le risque de dégâts de coléoptères ou de leurs larves.

La réussite de l’implantation a une influence majeure

L’implantation doit s’appuyer sur :

  • Un précédent favorable : récolte précoce, reliquat d’azote disponible pour le colza, résidus pas trop abondants ;
  • Un travail du sol optimisé qui limite l’assèchement du sol et permet un bon enracinement du pivot. Le diagnostic de la structure du sol dans le précédent est un prérequis pour s’adapter à chaque situation ;
  • Une nutrition optimale en azote et phosphore qui peut s’appuyer sur différents leviers : sol fertile, précédent favorable, fertilisation (minérale ou organique) au semis, association de légumineuses gélives au colza ;
  • Un choix variétal adapté : variétés à forte vigueur de départ automnal et à reprise précoce en sortie d’hiver dans les situations à forte pression insectes et sols à faible disponibilité en azote ;
  • Un semis précoce, avant les pluies et sans surdensité pour éviter d’obtenir des pieds chétifs peu robustes ;
  • Si possible un semis au semoir monograine qui favorise la levée et la répartition du peuplement. •
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