Aller au contenu principal

Carburant alternatif : Manitou parie sur l’hydrogène

Manitou Group promet une commercialisation de son chariot télescopique fonctionnant à l’hydrogène vert d’ici à 2026. Développé sur la base d’un modèle existant de sa gamme dédiée à la construction, il doit être testé d’ici quelques mois sur des chantiers.

Après s’être lancé dans l’électrification de ces engins, Manitou explore une nouvelle voie, celle de l’hydrogène. Affichant sa volonté d’accélérer sa transition énergétique, le constructeur français, leader mondial de la manutention tout-terrain, oriente ses travaux vers un chariot télescopique électrique, alimenté non pas par une batterie mais par une pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène.

Une énergie verte

Un premier prototype, fruit de trois années de recherche, avait été dévoilé en décembre dernier, à Ancenis en Loire-Atlantique. Le site abrite non seulement le siège du groupe mais également l’un de ses dix centres d’essais et de recherche et développement. Pour mener à bien ses tests, Manitou a équipé ce dernier d’une station à hydrogène vert. Vert, car entièrement issu d’énergies renouvelables. Le constructeur a pour cela travaillé en collaboration avec deux entreprises nantaises : la société Fétis pour ce qui est de la pile à combustible et la start-up Lhyfe pour le réservoir à hydrogène. Lhyfe fournit de l’hydrogène dont la production se veut sans aucune émission de CO2. Elle est ici issue de l’électricité du parc éolien de Bouin, implanté sur la côte vendéenne.

Un MT 1840 repensé

Pour ce chariot télescopique, Manitou est parti d’un modèle existant de sa gamme dédiée à la construction. Doté d’une portée de 4 tonnes et d’une grande hauteur de levage (jusqu’à 18 mètres), le MT 1840 fait partie des best-sellers de la marque. Ce prototype conserve les mêmes fonctions que sa version thermique. Le constructeur a fait le pari de tout réunir dans la machine sans qu’il n’y ait ni de perte de performance ni de perte de visibilité pour l’opérateur. Un défi pour les ingénieurs de Manitou Group. L’intérieur du chariot télescopique a dû pour cela être totalement repensé.
Ce modèle peut contenir jusqu’à 6 kg d’hydrogène. Le constructeur avance une consommation moyenne de 1 kg/h, assurant ainsi une autonomie suffisante, pour effectuer une journée de travail sans avoir à faire une recharge d’hydrogène. Ce télescopique ainsi rebaptisé MT 1840 H2 n’émet que de l’eau, laquelle est issue du contact du gaz avec l’oxygène de l’air. Il doit être testé en conditions réelles d’ici la fin de l’année, sur des chantiers. Objectifs : procéder à quelques ajustements en fonction des retours des utilisateurs.
Un second prototype, rotatif cette fois, est également à l’étude. De même, Manitou ne met pas de côté l’autre technologie hydrogène qu’est le moteur à combustion.
L’objectif pour Manitou est de commercialiser ses premiers modèles 100 % hydrogène dès 2026. Cela passera par la mise en place de toute une filière et notamment par le développement de stations à hydrogène mobiles qui permettent à ses utilisateurs de travailler en toute sécurité. À terme, Manitou affirme vouloir « faire cohabiter ses gammes électrique et hydrogène en fonction des applications de chaque utilisateur, avec un objectif de 43 % de produits basse émission commercialisés en 2030 ».

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Principales mesures de la loi de finances 2026 : quels impacts ?

Comme chaque année, la loi de finances comporte son lot de mesures générales relatives à l'impôt sur le revenu (IR), qui…

Plus de la moitié du cheptel normand est abattue hors région.
Viande bovine : la Normandie face aux mutations de la filière

Au Sia 2026, les allées réservées aux bovins étaient plus vides que jamais. Entre épidémies à répétition (MHE, FCO, DNC), la…

Jérémie Fleury, président de la Cuma du Bosmelet : « le fissurateur fait le boulot des vers de terre. Peut-être que dans dix ans, lorsqu’on aura retrouvé une population de vers de terre suffisante, on ne s’en servira plus. C’est notre but. Mais pour le moment, on ne peut pas faire sans. »
Casser les semelles de travail : fissurateur ou décompacteur ?

L’attention accrue portée à la structuration des sols conduit de nombreux agriculteurs à s’intéresser au fissurateur. Celui-ci…

En agriculture conventionnelle, rechercher l'autonomie alimentaire n'est pas toujours payant.
La culture du méteil en grains pas toujours rentable

Selon une étude réalisée au Ciirpo (Centre interrégional d'information et de recherche en production ovine), sur le site du…

Paul-Henry Langlois : « je ne suis pas stressé de nature. Quand je me lève le matin,  je me dis que je fais le plus beau métier du monde ».
Rencontre avec le nouveau président de JA Normandie

Paul-Henry Langlois vient de succéder à Emmanuel Roch à la présidence de JA Normandie. De la ferme du Château à Chavigny-…

Les ovalies.
Les Ovalies, un tournoi de rugby universitaire unique en Europe

La 31e édition des Ovalies va se dérouler les 8 et 9 mai prochains au stade Marcel-Communeau de Beauvais (Oise). L'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole