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Bio : les engrais perlés en voie d’interdiction

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Après plus d’un an de bataille en coulisses et une enquête, la DGCRF pourrait bientôt retirer l’agrément "agriculture biologique" aux engrais organiques dits "perlés", apprend Agra Presse auprès de sources concordantes. Ces engrais apparus sur le marché français en 2019 sous les marques Orgamax, Azopril ou encore Natastan proviennent en grande majorité de Chine. Coproduits de l’industrie des acides aminés, ils seraient issus d’une fermentation de sucres issus du maïs ou de la canne. Problème, selon plusieurs acteurs du secteur : la concentration d’azote dans ces produits dépasserait les 10 %, un taux « suspect » pour ce type d’engrais, d'après un expert interrogé. Alertée par plusieurs organisations, la DGCCRF aurait lancé une enquête fin 2020, qui aurait conduit à la publication d’une note d’interprétation du règlement bio par la Commission européenne en juillet dernier. Alors que la Coopération agricole a envoyé un courriel à ses adhérents le 8 septembre en leur demandant de cesser immédiatement les achats, « les fournisseurs n’ont pas été pour l’heure officiellement contactés par la DGCCRF », déplore auprès d'Agra Presse François Deviller, le propriétaire d’Orgamax pour la France, évoquant « plusieurs millions de dollars de commande sur 2023 » pour son produit. Philippe Camburet, président de la Fnab (producteurs bio), se réjouit de son côté « de ce recadrage de la Commission que nous attendions depuis un an et demi ». Selon plusieurs sources, les engrais perlés représenteraient actuellement un marché d’environ 30 000 t par an, sur un marché des engrais organiques de quelque 500 000 t, pour un prix distributeur atteignant 700 €/t. •

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