Aller au contenu principal

L’huître de Normandie pour les fêtes

La Normandie est la première région conchycole de France, si on ajoute la production de moules de bouchot. La Normandie produit 25 000 tonnes d’huîtres ainsi que 19 000 tonnes de moules.

Deux Français sur trois mangent des huîtres pour le repas du réveillon. La période des fêtes de fin d’année représente encore un quart du chiffre d’affaires annuel des producteurs d’huîtres, même si ces dernières sont de plus en plus consommées tout au long de l’année. La Normandie est la première région conchylicole de France, si on ajoute la production de moules de Bouchot. La filière régionale compte aujourd’hui 400 producteurs, avec plus de 2 000 emplois directs et 6 500 emplois indirects. La Normandie produit chaque année 25 000 tonnes d’huîtres ainsi que 19 000 tonnes de moules, réparties sur 420 kilomètres de côtes.

Elevées en pleine mer
Les huîtres normandes sont élevées en pleine mer, sur un large périmètre entre Veules les Roses en Seine-Maritime et la Baie du Mont-Saint-Michel dans la Manche. Elles comptent cinq crus distincts. Celui de la baie de Veys, de Utah Beach à Grandcamp-Maisy, est reconnaissable à sa chair douce et croquante. Cette huître s’accommode le mieux aux préparations culinaires. Le cru de Saint-Vaast-la-Hougue est à la fois iodé et charnu, et se caractérise par son goût de noisette.
De la côte ouest du Cotentin, de Granville à Port-Bail, l’huître est exposée aux vents du large et aux puissants courants de marée, et possède un goût corsé et une coquille de couleur claire. Les courants forts favorisent une croissance optimale. Celle de Veules-les-Roses est charnue et iodée, reconnue pour sa saveur si particulière. Elle bénéficie d’un mélange d’eau douce et d’eau de mer riche en minéraux qui lui confère un goût parfumé.

L'huître de la côte de Nacre
La dernière-née des crus ostréicoles normandes, l’huître de la côte de Nacre, est élevée à l’est d’Arromanches. Les courants sur ce site sont forts, d’où une croissance favorisée. Jusqu’à dix-huit mois, les petites huîtres appelées naissains sont élevées en pleine mer, sur la partie du littoral balayé par les très grandes marées. Plus d’un milliard de litres d’eau traversent quotidiennement leurs branchies et leur procurent le plancton qui les nourrit.
Passés ces dix-huit mois, les huîtres sont remontées sur la partie haute de l’estran, à chaque marée, elles s’ouvrent et se referment dans une gymnastique naturelle favorisant leur oxygénation et leur musculation. Grâce à ce procédé appelé le « trompage », les huîtres de Normandie ont une chair ferme et un goût justement iodé.
Le potentiel et la qualité de la production sont reconnus par l’ensemble de la filière et les Normands ont entamé une démarche de reconnaissance en signe officiel de qualité, une indication géographique protégée « Huîtres de Normandie ». Seule l’huître de Marennes Oléron possède déjà cette certification en France. Ce serait donc un plus indéniable pour les producteurs normands.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Principales mesures de la loi de finances 2026 : quels impacts ?

Comme chaque année, la loi de finances comporte son lot de mesures générales relatives à l'impôt sur le revenu (IR), qui…

Plus de la moitié du cheptel normand est abattue hors région.
Viande bovine : la Normandie face aux mutations de la filière

Au Sia 2026, les allées réservées aux bovins étaient plus vides que jamais. Entre épidémies à répétition (MHE, FCO, DNC), la…

Jérémie Fleury, président de la Cuma du Bosmelet : « le fissurateur fait le boulot des vers de terre. Peut-être que dans dix ans, lorsqu’on aura retrouvé une population de vers de terre suffisante, on ne s’en servira plus. C’est notre but. Mais pour le moment, on ne peut pas faire sans. »
Casser les semelles de travail : fissurateur ou décompacteur ?

L’attention accrue portée à la structuration des sols conduit de nombreux agriculteurs à s’intéresser au fissurateur. Celui-ci…

En agriculture conventionnelle, rechercher l'autonomie alimentaire n'est pas toujours payant.
La culture du méteil en grains pas toujours rentable

Selon une étude réalisée au Ciirpo (Centre interrégional d'information et de recherche en production ovine), sur le site du…

Les ovalies.
Les Ovalies, un tournoi de rugby universitaire unique en Europe

La 31e édition des Ovalies va se dérouler les 8 et 9 mai prochains au stade Marcel-Communeau de Beauvais (Oise). L'…

Paul-Henry Langlois : « je ne suis pas stressé de nature. Quand je me lève le matin,  je me dis que je fais le plus beau métier du monde ».
Rencontre avec le nouveau président de JA Normandie

Paul-Henry Langlois vient de succéder à Emmanuel Roch à la présidence de JA Normandie. De la ferme du Château à Chavigny-…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole