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L’heure des bilans pour la FNSEA 76.

Retour sur l’assemblée générale du vendredi 25 septembre à Bois-Guillaume.

Initialement prévue début mars, et reportée pour des raisons sanitaires, l’assemblée générale 2020 de la FNSEA 76 s’est donc finalement déroulée ce vendredi 25 septembre. Et parce que la situation reste tendue, seuls les membres des bureaux cantonaux, et des sections ont été conviés à cette réunion automnale. Une quarantaine de personnes s’est ainsi déplacée et a procédé aux obligations statutaires. Les comptes de la fédération ainsi que le rapport d’activités ont été adoptés à l’unanimité. L’occasion pour le secrétaire général, Stéphane Donckele, de revenir sur les éléments marquants de l’année 2019 et notamment sur les conséquences de l’incendie de Lubrizol, qui hasard du calendrier, fêtait son premier anniversaire le 26 septembre. Après avoir rappelé l’étendue du travail syndical conduit pendant cette période, Stéphane Donckele souligne que le « monde agricole aspire à passer à autre chose ». Pour le secrétaire général de la FNSEA 76, s’il reste encore quelques dossiers non résolus à ce jour, « pour 99,9 % des exploitants, les pertes ont été couvertes par le fonds d’indemnisation. Et c’est bien l’implication professionnelle qui a permis tout ça, nous pouvons en être fiers », ajoute-t-il pour conclure sur le sujet. Parmi les autres sujets évoqués pour retracer l’année 2019, le secrétaire général a « regretté la décision politique autour des ZNT et rappelé que le travail de la FNSEA et du réseau, a permis de baisser les distances à 3 mètres, là où certains voulaient des ZNT à 20 mètres » et appelé les pouvoirs publics à « prévoir des compensations économiques pour les pertes de revenus que les ZNT engendrent ». Plus largement, et pour poursuivre sur le sujet des phytos, Patrice Faucon, président, souligne que le débat sur les néonicotinoïdes « montre que seule l’unité syndicale, confortée par des arguments techniques et scientifiques, permettront de faire bouger les lignes ». Pour les responsables syndicaux, la souveraineté alimentaire de la France ne pourra se faire sans une politique agricole volontariste et dépassionnée sur le sujet des phytos. De son côté, le président des JA 76, Charles Vimbert, a appelé la profession et les pouvoirs publics à mettre l’installation au cœur des préoccupations collectives, notamment en actionnant le levier du foncier et du contrôle des structures dont le schéma est en train d’évoluer. Dans sa conclusion, Patrice Faucon a rappelé les grandes échéances à venir, en commençant par la réforme de la PAC et mis en avant le travail prospectif mené par la FNSEA dans son rapport d’orientation autour de la place que devra prendre l’agriculture dans l’accompagnement et l’atténuation du changement climatique. Le président de la FNSEA 76 a conclu en donnant rendez-vous aux adhérents, en 2021, pour l’assemblée générale qui devrait, cette fois, avoir lieu à Neufchâtel-en-Bray, si la situation le permet.

Ont été élus :

Les délégués présents ont participé à l’élection de la liste départementale qui constituera, aux côtés des présidents de canton et des sections et commissions, le prochain conseil d’administration de la FNSEA 76. Ont été élus : Edouard Aubry, Guillaume Burel, Stéphane Donckele, Guillaume Eudier, Jean-Marc Morel, Nicolas Mullie, Grégoire Petit, Jocelyn Pesqueux, Arnold Puech d’Alissac et Sébastien Windsor.

Sébastien Windsor, président de l’APCA détaille le volet agricole du plan de relance.

Le président des chambres d’agricultures, Sébastien Windsor, est venu à l’assemblée générale de la FNSEA 76, présenter le volet agricole du plan de relance annoncé par Macron début septembre. Sur les 100 milliards d’euros, 1,2 milliard concerne l’agriculture (dont 200 000 euros pour la forêt). Une partie concerne la souveraineté alimentaire. « Le confinement nous a montré le lien qui existe entre notre métier et la société française, cette crise nous a rappelé notre capacité à nourrir la population », rappelle le président de la chambre de Normandie. Le plan prévoit également l’accélération de la transition agro-écologique. Cent millions d’euros seront dédiés à un plan protéines. Cela peut être, par exemple, développer une filière soja française, ou augmenter la production de légumineuses pour l’alimentation humaine. « Si on perd des protéines animales parce que moins d’élevage, on pourra les récupérer en végétal », espère Sébastien Windsor. Il songe à « de nouvelles cultures d’envergure régionale : colza de printemps qui peut intéresser des industriels comme Saipol ». Parmi les mesures les mieux loties, 130 millions sont pour la modernisation des abattoirs et 100 millions pour la biosécurité des élevages. Dix millions d’euros sont destinés à financer une campagne de communication sur les métiers agricoles pour susciter les vocations. « Il est annoncé un crédit d’impôt pour la HVE (haute valeur environnementale), une enveloppe de 76 millions d’euros, et 10 millions pour des bilans carbone à destination des nouveaux installés », poursuit le président seinomarin. Une enveloppe de 135 millions est prévue pour la prime à la conversion en agroéquipement. Pour la plantation des haies et leur valorisation, Macron débloque 50 millions d’euros. Pour soutenir l’approvisionnement local des cantines scolaires, 50 millions d’euros sont programmés, ainsi que 80 millions pour les projets alimentaires territoriaux (PAT). Ensuite, 10 millions iraient à des restaurants durables, 30 millions à des jardins partagés en agriculture dite urbaine, et 30 millions pour des opérations « paniers fraîcheurs ». Enfin, une partie de l’enveloppe est prévue pour lutter contre le réchauffement climatique : 100 millions d’euros pour des investissements de protection. Cela pourrait servir à stocker l’eau, par exemple. A cela s’ajoute des enveloppes dont les montants n’ont pas encore été précisés, pour la recherche et le développement ou pour la structuration des filières (par exemple le chanvre). « S’y ajoutent d’autres mesures portées par le gouvernement et dont les secteurs agricoles pourront bénéficier », remarque Sébastien Windsor, citant la rénovation des bâtiments.

Laurence Geffroy

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