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Faire pâturer les céréales en hiver

Autrefois pratiqué, le pâturage des céréales par les brebis en hiver est possible.

Avec une biomasse à l’entrée qui varie de 100 kg à 800 kg de matière sèche par hectare, la part consommée par les animaux reste faible : 370 kg de matière sèche en moyenne. Pour un lot de 100 brebis à faibles besoins alimentaires (taries ou en milieu de gestation), cela signifie une durée de pâturage d’un à trois jours par hectare. Des conditions restent cependant à respecter pour garantir le rendement en grains de la culture. Les résultats de 27 essais* réalisés de 2019 à 2022 les ont déterminées.

Des rendements maintenus au stade tallage

La première est de respecter le stade végétatif de la plante à l’entrée des brebis. En effet, à partir du stade “montaison”, le rendement est fortement pénalisé. En revanche, ils sont maintenus au stade “tallage”. Ces résultats sont confirmés par le comptage des épis à la floraison : 378 épis pour les parcelles pâturées ou non. Une grande variabilité des effets du pâturage a toutefois été mesurée. Ainsi, s’il a majoré le rendement dans 62 % d’entre eux, il l’a réduit dans 38 %. Le rôle de la portance reste à préciser mais la plus forte baisse de rendement générée par le pâturage a été mesurée sur un sol non portant (-  25 q/ha en zone de plaine). Il est donc préconisé de ne pas faire pâturer dans ces conditions. Enfin, une réduction de 50 % de la surface des nécroses sur la deuxième feuille à la floraison a été mesurée. •
 

* Résultats obtenus dans le cadre de la synthèse de trois projets : Paturale financé par la région Centre-Val de Loire, Poscif financé par l’Ademe et Brebis_Link financé par le Casdar.

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