Aller au contenu principal

Relocaliser la découpe de ses carcasses

À l'initiative des Civam normands, une rencontre a eu lieu entre producteurs et boucher pour trouver une solution de découpe plus locale.

Quelques éleveurs se posent la question de la relocalisation de la découpe de leurs carcasses. Le partenariat avec un atelier de découpe à la ferme existant près de chez eux peut être une solution.
Quelques éleveurs se posent la question de la relocalisation de la découpe de leurs carcasses. Le partenariat avec un atelier de découpe à la ferme existant près de chez eux peut être une solution.
© Catherine Hennebert

Le 23 septembre, le Réseau des Civam normands a proposé un temps d'échanges entre des éleveurs et un boucher sur l'exploitation de la Ferme de la Bosc Mare à Berville-en-Caux.

L'idée : proposer aux éleveurs qui vendent la viande de leurs animaux en direct, une mise à disposition d'un atelier de découpe déjà existant et les services d'un boucher indépendant, Alexandre Demmaneville.

Les éleveuses et éleveurs ont été accueillis par Fabrice Cabot qui est éleveur allaitant et propriétaire d'un atelier de découpe de viande sur son exploitation. Il propose de mettre à disposition son outil de transformation agréé pour des éleveuses et éleveurs cherchant des solutions pour découper et transformer leurs carcasses. Un boucher vient en complément offrir ses services de découpe et de transformation des carcasses de toutes espèces sur le site.

Vu le nombre d'éleveurs qui se sont déplacés, le concept semble intéresser, ou du moins interpeller. Ces derniers font actuellement abattre et découper sur différents sites en Bretagne, en Picardie ou en Normandie et ne sont pas toujours très satisfaits du service. Souvent ils trouvent que les distances à parcourir sont une hérésie. Il y a pour certains une volonté de relocaliser la transformation et de s'y retrouver économiquement bien sûr.

Mutualiser la main-d'œuvre

Ils sont donc venus découvrir l'atelier, discuter avec le boucher, exprimer leurs besoins particuliers, échanger sur les coûts de la prestation. Alexandre Demanneville a une expérience de 20 ans en boucherie traditionnelle en France et à l'étranger : " L'avantage de faire appel à un boucher indépendant est qu'il n'y a pas de limites d'heures, pas de majoration le dimanche ou les jours fériés, pas de déclaration Urssaf, pas de charges sociales, précise-t-il. La facturation se fera au kilo de viande découpée et mise sous vide. Soit 2,50 euros le kilo ".

" L'idée est que cela ne coûte pas trop cher à tout le monde. La mutualisation peut permettre de payer le temps passé autour de la vente de l'animal ", tient à préciser Fabrice Cabot.

Sortie de l'abattoir, la bête arriverait à la ferme de Berville-en-Caux. Mise en chambre froide, la carcasse serait travaillée par Alexandre Demmaneville selon les besoins de chacun. Chaque éleveur récupère sa viande mise sous vide. 

Il a été proposé une période de réflexion avant une prochaine rencontre d'ici la fin de l'année. Fabrice cabot suggère de faire un premier test. " Pour le moment cela serait de la prestation de service autour de la préparation de cru mais cela pourrait être évolutif par la suite, en fonction des besoins de chacun. Et pourquoi, plus tard, ne pas imaginer une Cuma pour acheter du matériel plus spécifique ".•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Livraison d'engrais dans une exploitation.
Plan engrais : une aide possible dès le 1er août 

La mobilisation de la FNSEA et de son réseau, à Bruxelles et à Strasbourg, pour obtenir une aide face à l'envolée du prix des…

Victor et sa mère Élisabeth Leforestier, sont prêts à accueillir les gourmands de myrtilles durant tout l'été. N'oubliez pas d'amener vos seaux !
Myrtilles de pleine terre : une diversification originale dans le pays de Caux

La cueillette de myrtilles de pleine terre est ouverte sur la ferme de la famille Leforestier à Sainte-Colombe.

L'ouverture générale de la chasse est fixée au dimanche 20 septembre, à 8 heures. 
Saison de chasse 2026-2027 : les dates sont connues

L'arrêté fixant les dates d'ouverture et de clôture de la chasse en Seine-Maritime pour la campagne 2026-2027 a été publié le…

Sénat.
Projet de loi d’urgence agricole : députés et sénateurs s'accordent en CMP sur un texte de compromis

Fumée blanche au Palais du Luxembourg. Les sept députés et sept sénateurs, réunis le 16 juillet en commission mixte paritaire…

Les jeunes sont-ils motivés pour s'installer en agriculture ?

La réponse avec Valérie, éleveuse de Montbéliarde en Isère.Vidéo réalisée en partenariat avec Sanders. Collaboration…

Un quart des accidents avec un engin agricole concerne les moins de 25 ans.
Accidents d'engins agricoles : les jeunes conducteurs en première ligne

Chaque année, de jeunes conducteurs de tracteurs et de machines agricoles sont impliqués dans un accident de la route. À…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole