Pommes de terre et légumes de l’EARL du Gravier à Bouville
Polyculteur-éleveur allaitant installé à Bouville, Pierre Verhalle produit notamment de la pomme de terre qu’il vend essentiellement pour l’export. Seule une petite partie est vendue en circuit à la faveur d’un distributeur automatique installé à l’entrée de la ferme, en complément de ses nombreux légumes.
Polyculteur-éleveur allaitant installé à Bouville, Pierre Verhalle produit notamment de la pomme de terre qu’il vend essentiellement pour l’export. Seule une petite partie est vendue en circuit à la faveur d’un distributeur automatique installé à l’entrée de la ferme, en complément de ses nombreux légumes.
« C’est mon père qui a commencé à se diversifier en installant un distributeur automatique à l’entrée de la ferme pour vendre ses pommes de terre. Cela a tout de suite bien marché », explique Pierre Verhalle, exploitant de l’EARL du Gravier à Bouville. La ferme de polyculture élevage allaitant produit principalement des céréales et des cultures industrielles dont une cinquantaine d’hectares de pommes de terre.
Les trois quarts de la surface partent à l’exportation pour la fabrication de chips en Espagne, Portugal et Italie.
Le reste de la surface est consacré aux variétés vendues au distributeur : la nazca pour les frites, la bernadette et la chérie pour la vapeur et les rissolées.
Aujourd’hui un autre distributeur de pommes de terre a été installé à Saint-Jean-du-Cardonnay (rue du Havre).
Il y a également des serres sur l’exploitation qui permettent de produire aujourd’hui une très riche gamme de légumes car Pierre Verhalle vient d’embaucher Edgar Heintz, un maraîcher passionné pour gérer la production et la commercialisation des produits de cet atelier.
« Nous vendions déjà une grande diversité de variétés de tomates et l’arrivée d’Edgar nous permet d’élargir la gamme de légumes au distributeur de la ferme et sur le petit marché des producteurs bouvillais organisé tous les samedis matin sur l’exploitation ».
Une grande diversité de variétés de légumes
Pour Edgar, la diversité est importante, c’est ce que les consommateurs attendent. Il met son expérience au service de cet atelier qui propose en ce moment beaucoup de légumes d’hiver : toute une diversité de choux, des oignons, des carottes, des échalotes, le fameux poireau de Solaize résistant au froid, tendre et savoureux, le radis boule pour faire des petits canapés colorés, la betterave noire d’Égypte, du cresson aliénois à la saveur légèrement piquante, idéal sur des toasts ou dans les salades, de la mâche, de la roquette qui sera arrivée pour Noël, des endives de pleine terre… Mis à part les carottes qui ont besoin d’un herbicide, la culture des légumes est conduite sans pesticides.
C’est la première année qu’il y a des endives sur la partie maraîchère. C’est une culture un peu fastidieuse car il faut préparer les chicons avant de les repiquer en terre. C’est la première année également qu’il y a de la patate douce et des topinambours… et Edgar, intarissable sur les variétés anciennes de légumes, a encore beaucoup d’idées pour l’année prochaine.
« Les circuits courts permettent aux producteurs de conserver la marge dégagée par leurs produits. Pour ma part, je ne peux pas dire que c’est un objectif de rentabilité mais le distributeur représente une rentrée d’argent régulière tous les mois ».•
Plus d’information au : 06 88 68 14 47