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L'importance de l'abreuvement chez les bovins

L'eau est un élément fondamental de l'alimentation des bovins, il ne faut pas la négliger, en termes de quantité mais aussi de qualité.

Attention aux fortes chaleurs, où les besoins en eau peuvent être multipliés par deux.

Conséquences du manque d'eau ou d'une eau de mauvaise qualité

Manquer d'eau entraîne une baisse de gain moyen quotidien (GMQ) chez les jeunes en croissance. Sur les jeunes veaux qui ont une diarrhée, une étude a même démontré que ceux qui n'ont pas d'accès à l'eau ont une diarrhée qui dure 1 journée de plus que ceux avec eau (5 jours contre 4).

D'autre part, le lait est composé à 87 % d'eau, pas assez d'eau = moins de lait chez les vaches laitières ; ce qui est d'autant plus vrai en période estivale où les besoins en eau augmentent. Une restriction d'eau de 50 %, c'est 20 % de lait en moins en une semaine !

La qualité de l'eau est primordiale : elle ne doit pas contenir de germes d'origine fécale, ni de nitrates et son pH doit être neutre voire légèrement basique. La présence de bactéries entraîne notamment des diarrhées (attention aux jeunes veaux : privilégier l'eau du réseau pour la préparation du lait en poudre), des avortements ou des mammites. Les bovins sont très sensibles également à une eau sale ou de mauvais goût ainsi qu'aux courants parasites, ce qui peut entraîner une sous-consommation d'eau. Il faut donc éviter les fils de clôture qui passent au-dessus des bacs à eau, et prévoir une mise à la terre.

Le laboratoire départemental peut analyser votre eau en termes de composition physico- chimique et de qualité biologique. Dans le cadre des forages, il faut répéter cette analyse tous les ans.

Quels sont les besoins ?

Les besoins sont très variables mais voici quelques chiffres clés (voir tableau 1 ci-dessous).

Une ration en herbe est à 20 % de MS, quand un foin est plutôt à 80 % et une ration complète vaches laitières ensilage à 33 %. Les besoins en eau varient donc aussi entre ces différentes rations (pour plus de détails, voir les recommandations de l'Anses en 2010).

En pratique

Les vaches boivent souvent en groupe et toutes en même temps : en sortie de traite par exemple. Il faut donc avoir suffisamment de points d'eau, et au minimum deux points d'eau par côté pour limiter les problèmes de dominance notamment (voir tableau 2 ci-dessous qui résume quelques données importantes).

Au pâturage, on considère que les bovins doivent être au maximum à 200 mètres des points d'eau ; à défaut le débit doit être suffisant pour satisfaire la consommation quotidienne du lot en 10 minutes ou a minima entre 15 à 20 l/minutes, les vaches n'aimant pas attendre trop longtemps.

L'eau est donc plus que jamais un élément majeur de la ration. En cas de doute, une analyse est indispensable, de même qu'un contrôle de l'installation. Observer ses vaches peut également permettre d'objectiver un déficit d'abreuvement : pli de peau, miction trop courte de moins de 10 secondes, analyses d'urine, ou bien une baisse de production laitière inexpliquée.•

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