Aller au contenu principal

De beaux légumes frais dans l’assiette

À Octeville-sur-Mer, Baptiste Maillard et son frère Adrien, agriculteurs en grandes cultures, se sont mis à cultiver fruits et légumes. Une diversification bienvenue qui leur permet d’être aujourd’hui plus sereins avec une très belle clientèle qui comble leurs attentes.

 

Sur leur exploitation maraîchère, Adrien et Baptiste Maillard (accompagnés ici de Christelle, maraîchère) proposent une belle palette de légumes de saison. Mi-novembre, leurs étals regorgeaient des dernières tomates de l’année, de diverses variétés de salades, pommes de terre, choux, radis, mais aussi de courges, endives, carottes, haricots verts, poireaux, oignons, betteraves, ail...
© Laurence Augereau

En janvier 2022, Baptiste Maillard, 39 ans, et son frère Adrien, 32 ans, se sont lancés dans le maraîchage diversifié. Une nouvelle corde à leur arc car les deux hommes étaient déjà à la tête d’une exploitation de 130 ha en grandes cultures, reprise lors du départ de leur père à la retraite en 2007. Ils y cultivent pommes de terre, lin textile, betteraves sucrières, blé, orge de printemps, oignons et lupin d’hiver. Si passer des grandes cultures au maraîchage demande une certaine technicité, cela ne les a pas arrêtés. « J’ai toujours aimé la production légumière, souligne Baptiste Maillard, doté d’un BTS Acse obtenu au lycée agricole Édouard de Chambray à Mesnil-sur-Iton (Eure). Mais l’opportunité de pouvoir en faire s’est présentée avec le départ à la retraite de nos voisins maraîchers, Paul et Marie-Thérèse Guilet ». « Dans le détail, nous avons repris leur 3,5 ha de terre, avec 7 000 m2 de serres et des outils maraîchers, et n’avons rien changé, ni à leurs assolements, ni à leur façon de travailler en agriculture raisonnée, ni à leur mode de commercialisation, avec les mêmes marchés et une boutique à la ferme qui propose aussi d’autres produits que les nôtres (volailles, terrines, huiles, farine, cidre, etc.) » « En revanche, nous y avons ajouté un site internet sur lequel il est possible de passer commande, de trouver une page de recettes et nos dates et heures de présence sur les marchés comme à la boutique. Nous avons aussi mis en place un drive afin que les clients récupèrent leurs commandes sans attendre. »
Durant la belle saison, l’exploitation produit aussi des fraises et framboises ainsi que des pommes, poires, mûres, myrtilles et de la rhubarbe pour proposer à sa clientèle environnante des paniers variés. Certains fruits font l’objet de cueillettes à la ferme durant les heures d’ouverture de la boutique ou sur réservation.

Employeurs de territoire

Dès lors qu’il s’agit de parler de son métier, Baptiste Maillard n’est jamais avare de mots et d’anecdotes. « Il faut dire que nous avons la chance de faire ce qui nous plaît, d’être maîtres chez nous et de pouvoir gérer notre exploitation comme nous l’entendons », précise le jeune homme avec une certaine fierté, et qui n’oublie pas que « travailler en pleine nature, c’est le top ! ». Aujourd’hui l’exploitation maraîchère a trouvé sa vitesse de croisière et emploie trois temps pleins en production et à la vente, auxquels s’ajoutent des saisonniers en haute saison.
« Christelle, la salariée qui travaillait avec les Guilet depuis 15 ans nous a rejoint et apporte un savoir-faire précieux à l’exploitation », ajoute-t-il. « Nous envisageons également à l’avenir d’employer quelqu’un pour la partie administrative car nous sommes débordés ».

Communication et investissement syndical

Fils d’exploitant, Baptiste et Adrien sont engagés au sein des JA du département et très fiers de les représenter dès qu’ils en ont l’occasion. Il y a quelques mois Baptiste était ainsi le témoin d’une vidéo réalisée par les JA, et diffusée sur YouTube, qui promeut le métier et l’installation. Baptiste y explique les différentes phases de leur installation et les organismes qui ont su les accompagner pour que tout se passe au mieux. •
 

À vos agendas

Les fruits et légumes des frères Maillard sont disponibles :
- dans leur magasin à la ferme :
16, rue Renée-Raas à Octeville-sur-Mer les mercredis et vendredis de 15 h à 19 h ;
- sur les marchés :
- de Montivilliers, les jeudis de 8 h à 12 h ;
- de Sainte-Adresse, les vendredis de 8 h à 12 h ;
- de Bayonvilliers, les samedis de 8 h à 12 h.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Eau/irrigation : en finir avec les mythes

La revue Agriculture et Eau, fondée par Gil Rivière-Wekstein, a présenté, à l'assemblée générale des Irrigants de France, un…

L'accord signé prévoit le versement d'une somme de 1 000 euros par an, et par équivalent pylône pour les lignes 400 kV et de 375 euros par an pour les lignes 225 kV.
Quand la mobilisation syndicale et professionnelle porte ses fruits

Un accord national vient d'être signé entre la FNSEA, RTE et Chambres d'agriculture France. Ce dispositif inédit, négocié d…

Octobre rose : le monde agricole se mobilise aussi

Ce mois est aussi celui d'Octobre rose. Les initiatives se multiplient sur le terrain et le monde agricole n'est pas en reste,…

Sept ans après la reprise de la première structure, Estelle Lesage incarne la troisième génération à la tête de l'exploitation familiale.
Une installation au féminin dans l'Eure

Estelle Lesage, agricultrice dans le département de l'Eure, nous a ouvert les portes de son exploitation. Elle revient sur son…

Sylviane Lefez, présidente de la CNA, et Catherine Faivre-Pierret, ancienne présidente de la CNA.
"ll faut lutter pour que les femmes aient toute leur place""

Présidente de la Commission nationale des agricultrices de la FNSEA, Sylviane Lefez est en première ligne pour défendre les…

Brûlures suite à la formation de gouttelettes sur le câble des sondes en post-thermonébulisation.
Comment gérer au stockage des tubercules ayant déjà germé dans les buttes ?

Les canicules ont impacté le grossissement des tubercules, voire limité la tubérisation pour les plantations les plus tardives…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole