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Paul Van Den Bossche, 25 ans, salarié agricole
« C'est une opportunité unique, qu'on ne vivra sûrement qu'une fois

À quelques semaines de l'événement agricole national Terres de Jim, organisé cette année en Seine-Maritime, Paul Van Den Bossche, Jeune agriculteur, responsable du pôle logistique revient sur son parcours, son engagement, et les coulisses de cette organisation d'envergure.

Paul Van Den Bossche
Paul Van Den Bossche
© JA 76

Paul, pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de votre situation actuelle ?

« Je suis salarié agricole sur la ferme en polyculture élevage laitier de mes parents, située à Saint-Aignan-sur-Ry. Mon installation est un projet à moyen terme. Mes parents, Denis et Christelle, sont en Gaec. On travaille avec 120 vaches laitières et sur environ 180 hectares de cultures. Nous produisons du blé, de l'orge, du colza, du lin... un peu comme beaucoup d'agriculteurs dans la région. »

Et côté formation ?

« J'ai fait mes études au lycée agricole d'Yvetot. D'abord un bac STAV (Sciences et technologies de l'agronomie et du vivant), puis un BTS Acse (Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole) pour la gestion d'exploitation. J'ai terminé par un CS (Certificat de spécialisation) tracteurs et machines agricoles - qu'on appelle souvent "CS mécanique" - parce que j'aime beaucoup bricoler, souder, entretenir le matériel. »

Qu'est-ce qui vous a motivé à vous impliquer dans l'organisation de Terres de Jim ?

« J'avais déjà participé à l'organisation du Festival de la terre en 2019 à Vieux-Manoir, et ça avait été une super expérience. On formait un bon groupe dans notre canton. Quand j'ai su que la Normandie allait accueillir Terres de Jim, j'ai tout de suite eu envie de m'engager. C'est un événement qu'on ne vivra probablement qu'une fois, et tant que je suis encore jeune et un peu disponible, j'ai envie d'en profiter. »

Quel est votre rôle précisément dans cet événement ?

« Je suis responsable du pôle logistique, en binôme avec Baptiste Cressent. On travaille sur tout ce qui touche à l'aménagement du site : l'alimentation en eau, l'électrification, les barrières de sécurité, les sanitaires... On coordonne aussi les entreprises partenaires pour ces installations. Par exemple, on prépare actuellement le raccordement en eau des terres, on organise les clôtures et on suit les installations électriques avec la société HVS, même si Antoine, un autre membre du comité, gère principalement ce volet. »

Depuis quand êtes-vous impliqué dans l'organisation ?

« Je suis arrivé un peu après le démarrage. Le projet a commencé fin 2024, mais je n'ai pu m'y investir qu'à partir de janvier dernier, quand je suis entré dans le comité de pilotage (Copil). »

Quels sont les défis logistiques que vous avez déjà rencontrés ?

« Pour l'instant, ça se passe plutôt bien. Pas de gros imprévus, mais on s'attend à quelques surprises dès qu'on sera sur le site. Le plus gros défi va être la pose des barrières. Elles arrivent le 18 août, et ce sera l'un des premiers gros chantiers. On va avoir besoin de beaucoup de bras bénévoles pour boucler ça rapidement ».

Comment se passe la coordination avec les autres pôles, la préfecture, les services techniques ?

« Personnellement, je ne suis pas trop en contact direct avec la préfecture ou les services administratifs. On travaille surtout avec les prestataires, les entreprises, et le reste du comité de pilotage. Les échanges sont réguliers, que ce soit pour des repérages, des ajustements sur site... On a déjà fait, par exemple, des décapages de marnières avec Nicolas Dujardin, ou des mesures de terrain avec Louis Morel, le président du canton JA. »

Quelles sont les prochaines étapes concrètes ?

« L'installation commence par la pose des barrières dès le 18 août. C'est la première étape de sécurisation du site : 4 km de clôture à installer, donc beaucoup de bénévoles seront nécessaires. Ensuite, on pourra passer aux raccordements, aux sanitaires, à l'électricité... Tout doit s'enchaîner très vite ».

Vous allez diriger des équipes ?

« Oui, surtout des équipes internes JA. Pour certains postes comme les sanitaires, on travaille avec des prestataires, mais ils sont autonomes. Le reste, ce sont surtout des bénévoles JA qu'on coordonnera. Il va y avoir beaucoup de monde mobilisé. C'est un défi de taille ».

Un mot pour conclure ?

« Ce que j'aimerais, c'est que les visiteurs repartent avec une image positive de notre métier. Oui, on veut que ce soit festif et convivial, mais c'est aussi l'occasion de montrer notre travail, de donner envie, peut-être, à certains jeunes de se lancer dans l'agriculture. On veut partager cette passion, et faire de cet événement une belle vitrine de ce que notre métier a de meilleur. »•

Propos recueillis par Mélina Taullé

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