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Terre de Lin se positionne sur le marché des composites

Le 11 juillet, la coopérative Terre de Lin a organisé une journée sur le thème performance technique et environnementale avec les composites lin. 


Le point commun entre We Explore, catamaran de course qui a participé à la dernière Route du Rhum, et l’Alpine A110 ? Le lin ! Tous les deux ont besoin de légèreté et de vitesse et la fibre de lin, testée pour ces caractéristiques, semble répondre aux exigences spécifiques des constructeurs.

Un catamaran ambassadeur

Courant juillet, Terre de Lin a proposé à ses adhérents, aux professionnels du composite et au grand public, des événements autour de We Explore et Alpine A110 E-ternité.
La coopérative a profité de la présence du catamaran en Normandie pour proposer des visites du bateau de course qui intègre 50 % de lin dans sa construction, ce qui représente 18 balles de lin. « Nous avons souhaité, en partenariat avec le monde de l’industrie et Terre de Lin, construire un gros bateau avec du lin et faire la Route du Rhum avec une approche écoresponsable. Nous allons vers une période où les matières seront plus rares. Nous pensons qu’il est temps d’avancer sur des sujets environnementaux et d’explorer de nouveaux matériaux de la nature. Ce bateau est un laboratoire où nous testons les différents types de trame de lin. Il s’agit d’aller vite mais de ne plus être impactant pour notre planète », explique Sophie Vercelletto, cogérante de Kaïros aux côtés du skipper Roland Jourdain. Ce multicoque de 18,28 mètres, dont le pont représente la plus grande pièce jamais réalisée en fibre de lin, a conjugué performance sportive et performance environnementale. Skippé par Roland Jourdain, le bateau est arrivé second de la Route du Rhum dans sa catégorie, répondant parfaitement aux exigences d’une course au large.
« Terre de Lin cherche d’autres piliers que le textile et a la volonté de diversifier ses débouchés vers les composites », a déclaré le président Guillaume Hemeryck. Sa filiale TDL Technique développe et produit des fibres de lin sans torsion à destination de tissages techniques pour des utilisations industrielles : skis Salomon, haut-parleurs Focal, casques Egide, pièces intérieures de véhicules, bateau de plaisance... C’est pourquoi aujourd’hui, la coopérative a été partie prenante sur ces deux projets d’écoconception : le catamaran We Explore et prototype Alpine A110 E-ternité.

Trame de lin dans l’Alpine A110 e-ternité

Le groupe Alpine vient d’annoncer l’arrivée de nouveaux modèles d’ici 2024 et Anne-­Catherine Basset, directrice industrielle du site de Dieppe, précise que la Manufacture devra être neutre en carbone d’ici 2023.
Les recherches vont bon train et un prototype A110 E-ternité 100 % électrique est mis au point dans les ateliers du groupe, dont certaines pièces de carrosserie sont en fibre de lin : la peau du capot, du pavillon, de la lunette arrière, de la grille, des coques de sièges et de la jupe arrière. « Nous avons utilisé la trame du biais issue de Terre de Lin. Nous avons transféré nos compétences sur l’analyse de ce composite qui se comporte bien en matière de légèreté. La transposition sur un premier prototype nous permet de caractériser les différents types de trame et de trouver la bonne épaisseur. Nous devons rester fidèles à notre ADN : performance, agilité et légèreté. Nous sommes encore en phase exploratoire mais le lin est un matériau prometteur, avec une résistance proche du carbone et une meilleure acoustique », explique Florent Hubert, concepteur des éléments extérieurs chez Alpine. •

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