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Restauration de la qualité de l'eau : déclinaison d'une première charte d'engagement

La communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, la Chambre d'agriculture de la Seine-Maritime et l'État renforcent leur coopération et intensifient leurs efforts afin de restaurer la qualité de l'eau. 

La protection des captages destinés à l'alimentation en eau potable et la restauration de la qualité de l'eau répondent à un double objectif de santé publique et de préservation de la ressource. Ils constituent une priorité forte en Seine-Maritime.

À ce titre, 20 captages prioritaires font l'objet d'une attention particulière dans le département, au regard de leur vulnérabilité et de leur caractère stratégique pour l'alimentation en eau potable des populations. Les collectivités territoriales ont vocation à y déployer des actions de restauration de la qualité de l'eau et de prévention des pollutions.

Dans le cadre de la stratégie de protection des captages prioritaires et sensibles de la Seine-Maritime, une charte départementale d'engagement et de coopération a été signée entre l'État et la Chambre d'agriculture le 27 février 2024 au Salon international de l'agriculture à Paris.

Les bassins d'alimentation de captage de la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole recouvrent près de 512 km² et permettent l'alimentation d'environ 280 000 personnes. L'activité agricole y est prépondérante.

La communauté urbaine, la Chambre d'agriculture et l'État souhaitent à présent décliner, sur le territoire de la communauté urbaine, les objectifs ainsi fixés pour renforcer leur partenariat et agir encore davantage pour la protection des ressources en eau potable.

 

Celle-ci vise en particulier à :

  • une intensification des échanges d'information entre la communauté urbaine, la Chambre d'agriculture et les services et opérateurs de l'État ;
  • une mobilisation de la Chambre d'agriculture en appui et en complémentarité de la communauté urbaine, pour mettre en œuvre des actions concrètes en réponse aux trois enjeux prioritaires auprès de petits groupes d'agriculteurs ;
  • l'enherbement et la protection de bétoires prioritaires, notamment en zone de culture ;
  • l'enherbement de thalwegs prioritaires et d'aménagements d'hydraulique douce sur ces thalwegs ;
  • de réduction de l'usage d'intrants, en particulier des produits phytopharmaceutiques. Une ou plusieurs "zones tests" seront prioritairement ciblées au regard de leur caractère sensible ;
  • un suivi et une révision des actions volontaires en cours de programme d'actions, avant une mise en œuvre obligatoire de certaines mesures, le cas échéant, si cela s'avérait nécessaire.

"L'idée de cette charte, c'est vraiment d'améliorer l'adhésion des exploitants agricoles dans la mise en œuvre des mesures des programmes d'action en coconstruisant avec eux des solutions sur le territoire pour améliorer d'amont en aval la qualité de l'eau", a souligné Laurence Sellos, présidente de la Chambre.

À l'occasion de cette signature de charte, l'engagement renouvelé de la Chambre d'agriculture à accompagner les exploitants agricoles dans les actions à mettre en place a été salué. Combinées à celles que doivent également mettre en place les collectivités territoriales et les autres acteurs économiques, elles doivent permettre d'obtenir à l'avenir des résultats concrets en faveur de la restauration de la qualité de l'eau.•

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