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Pommes à cidre, un excellent millésime

Entamée en septembre dernier, la récolte des pommes à cidre bat son plein. L'année 2025 s'annonce déjà comme un excellent millésime d'après l'Union nationale interprofessionnelle cidricole.

« Cette année est marquée par une forte production comparée aux années précédentes, indique Jean-Louis Benassi, directeur de l'Union nationale interprofessionnelle cidricole (Unicid). Après une année 2023 marquée par l'une des plus faibles récoltes des deux dernières décennies, et un retour à la normale en 2024, grâce à des fruits peu nombreux, mais de gros calibre, l'année 2025 a bénéficié d'une floraison abondante dans les vergers. »

« Cette année affiche une forte progression de la production de pommes à cidre par rapport aux années précédentes », se réjouit Jean-Louis Benassi, directeur de l'Unicid.

« Les conditions climatiques printanières ont été particulièrement favorables à la pollinisation, permettant le développement d'un grand nombre de fruits, sans incident météorologique majeur. Si quelques vergers ont été touchés par les orages de grêle fin juin, les conséquences sur le rendement global sont restées limitées. Nous avions commencé à avoir peur cet été avec la sécheresse, qui s'est finalement arrêtée fin août début septembre. »

En Normandie, les estimations s'élèvent à 123 600 tonnes de pommes. « Si la météo se maintient, tout indique aujourd'hui que ces prévisions pourraient même être dépassées, de 10 à 15 %, peut-être. » En Basse-Normandie, la plus forte progression y est attendue avec une augmentation de 11 % par rapport à 2024 et 15 % par rapport à la moyenne 2020-2022, notamment dans le Calvados et la Manche, « avec une récolte qui pourrait être la plus abondante depuis au moins dix ans ». En Haute-Normandie, la production devrait rester stable par rapport à 2024, « ce qui en ferait une bonne année, proche de la moyenne des trois dernières campagnes ».

Tous les signaux croquent le vert, les pommes ont du goût, du sucre et du parfum. « Côté volumes, une hausse est attendue dans les vergers spécialisés en basses tiges, qui représentent près de 90 % des tonnages. Selon les prévisions faites en début de campagne, la production devrait atteindre environ 228 000 tonnes, soit une augmentation de 3 % par rapport à 2024 et 4 % au-dessus de la moyenne 2020-2022. »

« Nous sommes à plus 0,5 % de vente de cidre en grandes surfaces, c'est un signal encourageant. »

La qualité et la quantité sont au rendez-vous. La consommation va-t-elle suivre ?

« Aujourd'hui, il y a une forme d'attirance pour ces produits cidres, l'image a changé. Ce sont des boissons naturelles, peu alcoolisées. C'est un peu la tendance d'être intéressé par le local, le naturel, indique Jean-Louis Benassi. Ce qui nous a permis ces dernières années d'être moins touchés par la baisse de consommation que le vin ou la bière. Depuis le début de l'année, jusqu'à début septembre, en grande distribution, nous sommes à plus 0,5 % de vente. Nous repartons même à la hausse. C'est un signal encourageant. »•

Une évolution des variétés et non des surfaces

" Il y a des installations, de petites surfaces, de personnes en reconversion, des jeunes. Mais il n'y a pas d'augmentation significative des surfaces, partage Jean-Louis Benassi. Entre 2010 et 2020, une augmentation des surfaces avait été enregistrée, mais il n'y a pas eu de recensement depuis. "

L'acidulé séduit davantage

" Il y a cependant des changements dans les variétés. On a eu une période de plantation où nous mettions beaucoup de variétés amères ou douces amères. Le goût du consommateur a changé, il se tourne vers de l'acidulé. Nous sommes en train de changer l'équilibre entre les variétés vers plus d'acidulé et moins d'amertume. Pour le jus de pomme aussi. Un changement de pool de variétés est en cours depuis quelques années, vers moins d'amertume ", précise Jean-Louis Benassi.


L'exportation : 20 % de la production nationale

" La production globale française s'élève (2022-2024) à 82 millions de litres. Et 20 % de cette production est exportée, elle représente 16,5 millions de litres, explique Jean-Louis Benassi. L'Europe, figure historique, est en tête des exportations. Le marché japonais se développe bien depuis quelques années. "

Quid des États-Unis ?

" Les droits de douane relevés à 15 % aux États-Unis handicapent le cidre comme les autres alcools, mais il ne semble pas que cela soit pour l'instant une barrière totale aux exportations vers ce pays. "

Des discussions entre l'Union européenne et les États-Unis sont en court pour exempter les alcools.

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