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Ovinpiades 2026 : transmettre la fibre de l’élevage ovin

Une quarantaine de jeunes, issus de sept établissements d’enseignement agricole normands, se sont retrouvés le 27 janvier à l’EARL d’Ablemont à Bacqueville-en-Caux pour les Ovinpiades 2026. Une compétition conviviale destinée à mettre en lumière la filière ovine et susciter des vocations.

La finale régionale de la 21e édition des Ovinpiades s’est tenue le 27 janvier à Bacqueville-en-Caux. Une quarantaine d’élèves, issus de sept établissements agricoles normands, se sont affrontés amicalement dans des épreuves techniques, propres à l’élevage ovin. Avec un objectif : créer ou nourrir les vocations. 
« Cela fait plaisir de voir tous ces jeunes au milieu de nos moutons, se félicite Jean-Baptiste Vasseur, éleveurs de 600 brebis romanes et gérant de l’EARL d’Ablemont, qui accueille l’épreuve régionale. J’espère que quelques-uns se lanceront dans l’élevage ovin, car on en a vraiment besoin ».
En effet, la filière ovine recrute des éleveurs, des chefs d’exploitation, des salariés, des bergers et des techniciens… Alors que la filière est à un moment clé des transmissions, avec 500 départs et 500 installations chaque année, l’enjeu devient vital : produire plus d’agneaux français afin de réduire la dépendance aux importations. Aujourd’hui, 56 % de la viande ovine consommée en France est importée. La filière vise donc un objectif clair : + 1 million d’agneaux français produits par an, dans une filière organisée, pour assurer la souveraineté alimentaire et répondre à la demande des consommateurs.

« C’est une vraie vocation qui est née en moi »

C’est tout l’objet des Ovinpiades : mettre en lumière la filière. La plupart des établissements d’enseignement agricole ont, cette année encore, répondu à l’appel : les lycées d’Yvetot, de Brémontier-Merval, du Robillard (14) et de Saint-Hilaire-du-Harcouët (50), mais aussi les MFR de Tôtes et Coqueréaumont et le CFA d’Yvetot.
Apprentie dans ce dernier établissement, Loan est déjà convaincue. Originaire du pays de Bray et intéressée par l’élevage, elle a mordu à l’élevage ovin à l’occasion des travaux pratiques et des entrainements aux Ovinpiades. « J’adore ces animaux. C’est une vraie vocation qui est née en moi », sourit la jeune fille, qui se projette totalement dans cette filière.
Axel, lui, est en terminale Bac Pro CGEA au lycée agricole du Pays de Bray, à Brémontier-Merval. Il a découvert l’élevage des moutons dans le cadre des Ovinpiades. « Je ne connaissais pas bien le mouton. Ce n’est pas mon milieu. Mais c’est intéressant », sourit-il. C’est sa deuxième participation à l’épreuve : « J’avais envie de faire mieux que l’an dernier, de m’améliorer… L’ambiance est sympa et je ne serai pas contre une qualification pour Paris. »

Stress de la compétition, plaisir de l’action

La journée est aussi l’occasion d’enfiler la cote et d’échapper à quelques cours magistraux. De quoi prendre les épreuves avec sérénité pour Axel, alors qu’il sort de l’atelier de jugement de l’état d’engraissement des agneaux. Il marque quand même un peu d’inquiétude avant d’aborder l’épreuve d’évaluation de l’état sanitaire des agnelles. « C’est l’épreuve la plus compliquée, parce qu’il y a beaucoup de choses auxquelles penser », relève-t-il. Car le format compétition peut aussi peser. On a ainsi pu voir quelques larmes couler quand l’épreuve ne se déroulait pas comme prévu. D’autres, comme Loan, n’y prennent que du plaisir. Bien que n’ayant écarté que deux des trois animaux ciblés lors de l’épreuve d’identification et de tri, elle sort de l’atelier avec le sourire. « Ça ne s’est pas si mal passé, philosophe-t-elle. J’ai même obtenu un petit bonus “astuce” sans m’en rendre compte. » Le plaisir simple de s’occuper des animaux.•

Gontran et Emma en route pour Paris

Après une journée intense de compétition, les deux meilleurs candidats de Normandie ont été sélectionnés. Il s’agit de Gontran Dumortier et Emma Dautresire, tous les deux issus du lycée agricole d’Yvetot. Les deux jeunes Normands ont ainsi obtenu leur billet pour le prochain Salon international de l’agriculture de Paris, lors duquel se tient traditionnellement la finale nationale des Ovinpiades. Ils affronteront le 21 février 38 autres finalistes venus de toute la France. La Normandie sera évidemment derrière eux !

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