Mieux connaître la biologie pour optimiser la méthanisation
Le pilotage d’une unité de méthanisation est un sujet complexe et bon nombre d’agriculteurs gèrent leur unité empiriquement et avec leur expérience.
Le pilotage d’une unité de méthanisation est un sujet complexe et bon nombre d’agriculteurs gèrent leur unité empiriquement et avec leur expérience.
Pourtant, selon Thierry Ribeiro, professeur des universités en bioprocédés-méthanisation à l’Université de technologie de Compiègne (UTC), quelques précautions et investissements légers peuvent permettre aux exploitants de mieux gérer leur unité. « En France, les unités agricoles reçoivent de nombreux substrats, dont les pouvoirs méthanogènes sont très variables et chaque unité a sa ration, ce qui rend difficile la généralisation des conseils. De plus, les intrants sont soumis à saisonnalité, ce qui crée deux régimes, été et hiver », pose-t-il.
Ainsi, comme le ferait un éleveur, la ration doit être la plus régulière possible et l’exploitant doit gérer les transitions. « Un méthaniseur a besoin d’un temps d’adaptation entre les différentes rations, avec des effets longs au bout de quelques semaines, sans compter la présence d’inhibiteurs naturels qui peuvent être présents dans la ration. »