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Le prix de revient du lait en hausse de 6 % 

Le Cniel a publié l'indicateur interprofessionnel prix de revient du lait qui atteint 442 euros/1 000 litres pour les exploitations laitières conventionnelles de plaine pour l'année 2023.

Industriels et grande distribution priés de rester cohérents dans le paiement du lait.
© C. Pruilh / Réussir SA

Cet indicateur entre dans de nombreuses formules de prix contractuelles et sert lors des négociations commerciales. Le coût de production et le prix de revient en élevage laitier font l'objet d'une actualisation annuelle. En novembre 2023, le Cniel a publié l'actualisation de ces deux indicateurs qui seront valables jusqu'en fin d'année 2024.

Le coût de production est la somme des charges mobilisées pour l'atelier lait. Il inclut des charges réelles constatées (opérationnelles et de structure), des amortissements et une rémunération forfaitaire des facteurs de production, notamment la main-d'œuvre des exploitants à hauteur de 2 Smic par unité de main-d'œuvre dédiée à l'atelier lait. Il prend en compte l'ensemble des moyens à mobiliser pour produire du lait (à taux réel), mais les produits auxquels il peut être comparé ne se limitent pas uniquement au lait. Ils incluent également les aides rattachables à l'atelier lait et les produits de la vente des autres produits de l'atelier lait : veaux et vaches de réforme.

Le prix de revient est la différence entre le coût de production de l'atelier lait et le montant des aides et des autres produits affectés à cet atelier. Il constitue un point de comparaison avec le prix du lait à teneur réelle. À noter qu'il est calculé sur la base des comptabilités des exploitations laitières clôturées au plus tard le 31 mars 2023. Ainsi, il ne prend pas totalement en compte la récente envolée des charges.

Hausse du coût de production de la matière première agricole

Les deux postes ayant un impact sur le prix de revient sont le poste " mécanisation " ainsi que les achats d'aliments pour les fermes conventionnelles.

Si actuellement la situation s'améliore sur l'indicateur beurre/poudre, la FNPL et la FRSEA sollicitent les industriels et la grande distribution à prendre en compte la hausse du coût de production de la matière première agricole dans leurs barèmes de prix ainsi que dans le prix de vente afin de rester cohérents dans le paiement du lait.

Pour Ludovic Blin, secrétaire général adjoint de la FNPL et président de la section lait de FRSEA de Normandie, " c'est le principe de la construction du prix en marche avant. Le coût de production du lait est une donnée objective validée par toutes les familles de l'interprofession laitière. Il doit en être tenu compte pour que les prix payés aux producteurs demeurent cohérents avec la valorisation des produits dans la distribution auprès des consommateurs ".•

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