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L'AVDPL veut rayonner dans toute la Normandie

L'Association des vendeurs directs de produits laitiers de Normandie s'est rassemblée, mardi 3 février à Saint-Maclou dans l'Eure. Une assemblée générale sous le signe du dialogue et de la recherche de solutions.

dElle existe depuis plus de 25 ans déjà... L'Association des vendeurs directs de produits laitiers de Normandie (AVDPL) accompagne les producteurs laitiers - au sens large, avec les bovins, mais aussi les caprins de plus en plus et les ovins - dans le conseil à la transformation, l'appui technique, réglementaire et sanitaire, la défense des intérêts, etc. pour "une filière laitière redynamisée", indique Hélène Follet, présidente de l'association.

Haute-Normandie

Environ trente personnes ont assisté à l'assemblée générale, mardi 3 février à Saint-Maclou (27), et parmi elles, une grande majorité de seinomarins, à l'image de la composition globale de l'association. L'organisme compte 101 adhérents en 2025, dont 77 producteurs de Seine-Maritime, contre 11 de l'Eure, 12 provenant du Calvados, de la Manche et de l'Orne, tout confondus et 1 en Eure-et-Loir. La plupart d'entre eux commercialisent en vente directe à la ferme, en plus des traditionnels marchés ou ventes locales aux restaurateurs, épiceries, etc. Concernant les filières suivies, 78 exploitants sont en production bovine, 20 en caprine et 3 en ovine.

Ajustements

L'association a démarré la séance par une assemblée générale extraordinaire pour modifier ses statuts et "recoller au paysage agricole actuel", déclare Guillaume Eudier, vice-président. Elle s'est ainsi élargie "aux AOP Normandes", précise la présidente, avant de modifier la composition des structures devant désigner les représentants. Pour rappel, les adhésions sont ouvertes aussi aux artisans et porteurs de projets, pas uniquement les producteurs fermiers. Elle a aussi adhéré, comme chaque année, à l'Association nationale des producteurs laitiers fermiers (ANPLF), à la Fédération nationale des éleveurs de chèvres (FNEC) et à la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL).

"Face à la poursuite de la hausse des charges d'exploitation, l'association joue son rôle de représentation et de défense auprès des institutions, des acteurs locaux et partenaires. [...] Notre force repose sur le collectif et nous continuerons à défendre une transformation laitière durable", clame Hélène Follet.

Former et informer

"Les visites en local avec des thématiques spécifiques, sont mieux suivies. L'objectif de 2026 est d'organiser d'autres évènements de ce type, sur des thématiques diverses, pour continuer à avoir du lien entre producteurs, à la place des voyages d'études qui ne sont plus prisés", remarque Gabrielle Varnier, nouvelle animatrice depuis un an. "Il faut garder de l'humain dans notre association, pour coexister, trouver du plaisir à se rencontrer et en tirer du positif. [...] Il faut faire l'effort de participer aux rencontres techniques", martèle Guillaume Eudier. "Ça permet de nous donner des idées ainsi qu'à ceux qui ont des projets, qui souhaiteraient s'installer, réaménager, rénover", surenchérit un adhérent. Des formations sur la fabrication de mozzarella, de fromages frais et l'affinage des fromages sont d'ores et déjà prévues.

En outre, dans sa logique d'accompagnement, l'association a effectué 25 visites d'élevage en 2025. Elle a accompagné les adhérents sur des sujets sanitaires et techniques dans la rédaction de dossier d'agrément et de plan de maîtrise sanitaire ou encore pour aider des porteurs de projet voulant s'installer.•

Depuis juillet 2024, vous pouvez suivre la page Facebook de l'association : @ AVDPL Normandie.

Pérenniser l'association

"Notre modèle économique est fragile", admet Guillaume Eudier, avant de détailler : "Ce qui nous fait vivre se répartit en un tiers de cotisations des producteurs, un tiers de recette via la subvention du Criel pour le suivi sanitaire, le financement Vivea des formations et l'implication dans des projets de recherche au niveau national, et un tiers de l'aide financière du Conseil départemental de Seine-Maritime [18 000 € en 2024 et 20 748 € en 2025, N.D.L.R.]. Si demain, on la perd, on ne tiendra pas longtemps. Notre solidité financière n'est pas pérenne."

Face à ce constat, l'association a choisi d'ajuster les tarifs des cotisations à 105 € (moins de 50 000 l) et 42 € supplémentaires par tranche de 50 000 l transformés. En moyenne, la cotisation est de 173 € pour l'année 2025. La date butoir pour régler sa cotisation est fixée au 31 mai.

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