Aller au contenu principal

L'agriculture rayonnante au pavillon Normandie

La Normandie a inauguré son pavillon au Sia à Paris, lundi 24 février. Ses élus ont formulé des encouragements à destination du grand public afin d'attirer les jeunes et de pourvoir au renouvellement des générations.

Tradition oblige, la Normandie a inauguré son pavillon un lundi. Si les discours étaient teintés par le manque d'avancées et les manifestations agricoles de l'année passée, pour ce cru 2025, la parole est davantage à la valorisation de ce qui se fait de bien sur le territoire normand. C'est pourquoi, pour lancer officiellement cette 61e édition en terres vikings, Sébastien Windsor, président de la Chambre d'agriculture de Normandie (Can) et de Chambres d'agriculture France, a tenu à souligner d'entrée de jeu tout le potentiel du secteur : « L'agriculture normande va bien. Il faut qu'on ose le dire et l'affirmer autour de nous. »

Je le dis à tous les jeunes qui rêveraient de s'installer : n'hésitez pas, il y a de l'avenir dans l'agriculture. C'est un beau métier et c'est aussi un métier où l'on gagne sa vie ! ", proclame Sébastien Windsor.

Bertrand Bellanger, président du Conseil départemental de la Seine-Maritime, accompagné de Cécile Sineau-Patry, en charge de l'agriculture seinomarine, a endossé le rôle de porte-parole de ses homologues du Calvados, de l'Eure, de la Manche et de l'Orne, aux côtés d'Hervé Morin, président de Région, et de Clothilde Eudier, vice- présidente au Conseil régional, responsable de l'agriculture. Un rôle attribué en clin d'œil à l'organisation future des Terres de Jim à Vieux-Manoir, en septembre prochain.

Diversifier pour bien fonctionner

« Si l'on s'en sort mieux que d'autres, ce n'est pas complètement le fruit du hasard. C'est parce que l'agriculture normande a su investir dans des productions d'avenir. Ce qui fait que dans un paquet de nos exploitations, ça va bien, c'est parce qu'on fait du lin, des pommes de terre, etc. », insiste-t-il, avant de relever les prix du lait avoisinant les 500 euros/1 000 litres ou encore les cours de la viande et du porc. « En 2024, j'ai vendu du porc à 2 euros/kg. Quand je me suis installé, j'en rêvais », remarque-t-il et d'ajouter : « Il faut investir dans les marchés de la décarbonation. On vendra demain, j'espère, du crédit carbone. On va produire du méthane pour remplacer les gaz de schiste venant de Russie. On va produire du photovoltaïque sur nos bâtiments d'élevage, etc. »

Si l'agriculture investit tant, c'est parce que les résultats des exploitations se sont améliorés ", remarque Hervé Morin.

Investir avec la Région

Mais la diversification n'est possible que si le changement est soutenu économiquement par les politiques locales. « Nous avons un horizon qui n'a jamais été aussi favorable. [...] En tant que collectivité régionale, finançant au titre du 2e pilier de la Pac, les investissements, nous n'avons jamais eu autant de dossiers ! Les agriculteurs ont investi en ayant pour idée de préserver leur compétitivité, qui n'est pas un vilain mot », a avancé Hervé Morin, rappelant aussi le soutien de la collectivité quant à la préservation des races qui contribue aussi au dynamisme et au renouvellement du secteur. En 2014, la Région Normandie installait environ 270 agriculteurs par an. En 2024, ils étaient près de 400. « Nous sommes sur un net redressement des installations », se félicite-t-il, achevant sans démesure : « Plus que jamais la Normandie est une terre d'excellence portant le meilleur de l'agriculture française, européenne et mondiale. »•


Bertrand Bellanger, président du Conseil départemental de la Seine-Maritime

En Seine-Maritime, nous intervenons dans le soutien aux petits investissements agricoles. Nous faisons aussi le lien avec la solidarité et la ruralité, en accord avec la Chambre d’agriculture, le Service de remplacement... Nous travaillons aussi sur l’attractivité du territoire. Le rendre attractif pour des gens de talents, mettre en place des formations pour assurer le renouvellement des générations... N’oublions pas que 40 % du lin est produit dans notre département. »


Édouard Philippe, du Havre à Paris

 

Serrages de main et selfies à gogo au menu de cette sortie en terre pas si inconnue.

L’homme politique et maire du Havre, Édouard Philippe, a fait le déplacement sur le pavillon Normandie au Sia, le dimanche 23 février. Édouard Philippe a enchaîné les selfies et autres sollicitations du grand public, dimanche 23 février au Salon international de l’agriculture. 

L’ancien Premier ministre (de mai 2017 à juillet 2020) et actuel maire du Havre s’est rendu sur le pavillon Normandie dans l’après-midi. Il a fait le tour des stands, goûté plusieurs produits locaux et pris le temps d’un bref échange avec les producteurs. Accompagné de Sébastien Windsor, président de la Chambre d’agriculture France et des Chambres d’agriculture Normandie, Édouard Philippe a déambulé tel un candidat aux élections présidentielles.

Bain de foule et de popularité : « C’est peut-être notre futur président ! », se sont exprimés bien des passants.•

Laura Meyer

 

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Eau/irrigation : en finir avec les mythes

La revue Agriculture et Eau, fondée par Gil Rivière-Wekstein, a présenté, à l'assemblée générale des Irrigants de France, un…

L'accord signé prévoit le versement d'une somme de 1 000 euros par an, et par équivalent pylône pour les lignes 400 kV et de 375 euros par an pour les lignes 225 kV.
Quand la mobilisation syndicale et professionnelle porte ses fruits

Un accord national vient d'être signé entre la FNSEA, RTE et Chambres d'agriculture France. Ce dispositif inédit, négocié d…

Octobre rose : le monde agricole se mobilise aussi

Ce mois est aussi celui d'Octobre rose. Les initiatives se multiplient sur le terrain et le monde agricole n'est pas en reste,…

Sept ans après la reprise de la première structure, Estelle Lesage incarne la troisième génération à la tête de l'exploitation familiale.
Une installation au féminin dans l'Eure

Estelle Lesage, agricultrice dans le département de l'Eure, nous a ouvert les portes de son exploitation. Elle revient sur son…

Sylviane Lefez, présidente de la CNA, et Catherine Faivre-Pierret, ancienne présidente de la CNA.
"ll faut lutter pour que les femmes aient toute leur place""

Présidente de la Commission nationale des agricultrices de la FNSEA, Sylviane Lefez est en première ligne pour défendre les…

Brûlures suite à la formation de gouttelettes sur le câble des sondes en post-thermonébulisation.
Comment gérer au stockage des tubercules ayant déjà germé dans les buttes ?

Les canicules ont impacté le grossissement des tubercules, voire limité la tubérisation pour les plantations les plus tardives…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole