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Événement
Jusqu'au 5 mars, un Salon de l’agriculture toujours grand public et plus professionnel

Lors d’une conférence de presse de présentation du Salon international de l’agriculture (Sia), le 6 février, président et directrice du Salon ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer les liens avec le grand public. Ils ont aussi souligné l’importance d’accompagner les agriculteurs dans les défis auxquels ils sont confrontés.

© D. R.

La 59e édition du Salon international de l’agriculture (Sia) qui se tiendra du samedi 25 février au dimanche 5 mars inclus à la Porte de Versailles à Paris aura pour thème “L’agriculture : le vivant au quotidien”. Cette grande manifestation qui rassemble chaque année entre 600 000 et 700 000 visiteurs a changé au fil des ans. Les préoccupations de ces derniers de même que celles des agriculteurs ont évolué avec le temps. «Ceux qui nous rendent visite sont plus exigeants en termes de transparence, d’origine, de modes d’élevage. Ils ont de véritables questions parfois techniques (…) Le public est de plus en plus averti en termes de sécurité alimentaire, de traçabilité, etc. », indique Valérie Leroy, directrice du Sia. D’ailleurs, avec les métiers de la santé, l’agriculteur « est l’un des rares à travailler avec des inconnus. Il doit faire face en plus à de nombreux impondérables et s’y adapter rapidement», renchérit Jean-Luc Poulain, président du Sia qui garde en tête l’objectif de la « rémunération », condition sine qua non du renouvellement des générations.

Mettre en place les conditions de la réussite

Présent à cette conférence de presse, le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, acquiesce, estimant «que la rémunération donne aussi plus de visibilité dans le projet » d’installation et que «l’alimentation a un coût et que ça ne peut pas être pris dans la poche des agriculteurs».
De plus, les jeunes sont de plus en plus en recherche de sens dans leur métier et «leur rapport au vivant est réel », ajoute le ministre. « Il faut mettre en place les conditions de la réussite », répète Jean-Luc Poulain qui veut que le politique « dégage des lignes claires sur le long terme (…) Quand l’agriculture investit, c’est pour au moins dix ans. Il ne faut pas changer les règles au bout de cinq ans ».

Donner des perspectives de vie

Pour aider les agriculteurs à réussir leur transition agroécologique et le renouvellement des générations, le Sia s’est doté de nombreux espaces plus spécifiquement destinés aux professionnels. C’est le cas d’Agri-Pro installé au Hall 1 qui ambitionne d’insuffler « un véritable esprit d’entreprise et de mise en réseau ». Lieu des rencontres BtoB, cette zone a permis l’an dernier de signer plus de 2 milliards d’euros de produits agricoles. « Le Sia est une vraie place de marché sur laquelle ont fait des affaires », concède Valérie Leroy. L’espace Agri-Tech (ex-Agri 4.0) qui est passé de 90 m2 à 900 m2 en cinq ans se veut la vitrine de l’innovation technologique au service de l’agriculture. Il est situé dans le Hall 4 comme la zone Agri-Recrut’ qui va proposer pendant les neuf jours du salon des conférences, rendez-vous et temps forts sur plus de 500 md’espace d’exposition. C’est à travers ces réflexions, ces rencontres et ces échanges que l’on va permettre de « donner des perspectives de vie aux agriculteurs », a conclu Jean-Luc Poulain. •

 

Syndicalisme : la FNSEA va lancer une pétition sur la « souveraineté alimentaire »

À l’occasion d’une conférence de presse le 21 février, la FNSEA a annoncé qu’elle lancera en fin de semaine une pétition intitulée "Liquidation totale ! Tout va disparaître/Je veux consommer français". L’opération est destinée à alerter l’opinion publique sur un ensemble de facteurs concourant à l’affaiblissement de la production agricole française et de la « souveraineté alimentaire ». Et de citer l’interdiction des néonicotinoïdes et du diméthoate, les accords de libre-échange ou l’explosion des prix de l’énergie. Le syndicat majoritaire mettra cette pétition en ligne pendant la durée du Salon et vise 100 000 signataires. Plus généralement, durant cette édition, la FNSEA souhaite mettre en avant les sujets de la compétitivité de la ferme France, mais aussi de l’attractivité des métiers agricoles. « Nous avons une vraie question de recrutement », a expliqué sa présidente, Christiane Lambert. Et d’évoquer l’importance pour le syndicat de soutenir un large panel de candidats à l’installation : « Il faut être respectueux des envies et des idées des nouveaux arrivants»
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