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Démarrage de la prophylaxie sur les allaitantes

Officiellement ouverte depuis le 1er novembre, la campagne de prophylaxie s'étale jusqu'au 30 mars 2024. Malgré le stress qu'elle engendre, c'est la garantie sanitaire du cheptel normand. Le GDMA 76 formule quelques rappels.

Vaccination sur un bovin.
© Bernard Griffoul

Source de stress pour les éleveurs et les vétérinaires – car il faut manipuler des animaux souvent moins familiers qu'une vache laitière –, la prophylaxie est vitale pour maintenir un bon état sanitaire de son élevage ainsi que pour garantir les qualifications nécessaires à la pérennisation du commerce. 

Pour rappel, la prophylaxie est l'ensemble des mesures qui permettent d'éviter la propagation des maladies. Sous ce terme quelque peu barbare, se cachent plusieurs mesures :

• le dépistage de maladies : par exemple des analyses sur prises de sang, cartilage auriculaire ou lait de grand mélange (lait de tank collecté en laiterie) ;

• la vaccination.

On peut rechercher des maladies obligatoires réglementées mais également des maladies " à dépistage volontaire ". Ces dernières ne sont pas (encore) réglementées mais ont un impact fort sur l'élevage. Le GDMA prend en charge totalement plusieurs indicateurs de maladies à dépistage volontaire. En cas de suspicion forte, basée notamment sur ces indicateurs et des symptômes en élevage, votre vétérinaire, en lien avec le GDMA, peut vous inciter à faire un dépistage complémentaire.

En élevages laitiers

En laitier, en routine, les analyses obligatoires sont faites directement sur le lait de tank collecté par la laiterie, à différentes fréquences selon le statut et la maladie recherchée. Il s'agit d'un premier indicateur, facile d'emploi, pour garantir un élevage.

Dans certains cas, il est nécessaire de faire des analyses individuelles par prises de sang (BVD pour élevages avec un plan de vaccination, dépistages complémentaires si suspicion de maladies qui circulent dans l'élevage).

En élevages allaitants

Depuis l'hiver dernier, grâce à des résultats sanitaires encourageants, un allègement est possible sur le nombre de prises de sang à réaliser. Concrètement, pour la recherche IBR, pour les élevages en statut indemne depuis au moins 3 ans, il fallait auparavant prélever tous les bovins reproducteurs de plus de 24 mois. Aujourd'hui, il est possible de ne prélever que 40 bovins. Attention, cela dépend du statut de l'élevage. Dans certains cas, il peut aussi être demandé de prélever des animaux non reproducteurs (bœufs), notamment dans les élevages où il n'y a que des bœufs. Il est en effet vital d'avoir une photographie sanitaire de chaque élevage au moins une fois par an.

Intérêt majeur actuel de la prophylaxie : dépistage de l'IBR et de la BVD

Parmi les maladies citées ci-dessus, brucellose et leucose sont devenues rarissimes, mais IBR et BVD sont bien présentes et ont un fort impact sur l'élevage et le commerce des animaux. D'où la nécessité du dépistage imposé, qui est certes contraignant, coûteux, voire dangereux pour certains animaux peu manipulés, mais vital pour assurer la pérennité de notre élevage. •

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