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LAURENCE LUBRUN, élue à la Chambre d'agriculture de l'Orne
« Cultiver les savoirs pour récolter la performance

La formation, c'est acquérir des compétences mais aussi une liberté d'action. Agricultrice engagée et passionnée par la formation, Laurence Lubrun vient d'être réélue pour un troisième mandat au sein des Chambres d'agriculture de Normandie. En charge du dossier formation, elle nous partage sa vision, ses priorités et les enjeux à venir pour le développement des compétences dans le monde agricole.

Pouvez-vous présenter votre exploitation et votre parcours ?

« Je suis en Gaec avec mon mari sur une exploitation d'élevage, avec un troupeau laitier, un troupeau allaitant et un atelier d'engraissement. Nous avons également un salarié à plein temps.

Issue d'un milieu non agricole, j'ai dû me former dès le début et tout au long de ma carrière pour évoluer sur mon exploitation et acquérir des compétences.

Cette appétence pour la formation nourrit mon besoin de compétences et de connaissances. C'est un cercle vertueux : plus je me forme, plus j'y trouve un bénéfice, ce qui m'encourage à poursuivre et à me former de  nouveau. »

Vous débutez un nouveau mandat à la Chambre d'agriculture, en charge du dossier formation : que représente pour vous cette thématique ?

« La formation est primordiale pour moi, afin d'acquérir des compétences, échanger des savoirs et aussi acquérir une liberté d'action.

J'ai toujours été attirée par la formation. À 30 ans, j'ai passé un BPREA pour m'installer, ce qui a renforcé mon goût pour l'apprentissage. »

Quel rôle pour les élus au sujet de la formation ?

« Au sein du groupe formation, les élus jouent un rôle de sentinelles pour recueillir les besoins du terrain. Les formations proposées répondent ainsi à des besoins présents et anticipent ceux de demain. Parmi nos formations, on retrouve par exemple, de la viticulture, du houblon, du chanvre, des énergies renouvelables... »

Quels sujets vous tiennent particulièrement à cœur ?

« Au-delà des aspects techniques, qui restent essentiels, je suis très sensible aux questions de management. En tant qu'employeur, être bien formé dans ce domaine est un véritable outil de recrutement et de fidélisation.

La RH, c'est aussi apprendre à travailler ensemble, avec des associés par exemple. Je crois également à l'importance de comprendre la géopolitique, les marchés, les stratégies politiques. Finalement, la formation ce n'est pas seulement acquérir des compétences techniques, c'est aussi se mettre en réflexion. »

Quels sont les enjeux pour l'avenir ?

« Nous devons être en veille sur les nouvelles modalités de formations : formation à distance, de durée plus courte (3-4 heures), pour être en adéquation avec les impératifs du métier (disponibilité, astreintes).

Il est essentiel que la Chambre soit proactive poursensibiliser aux bienfaits de la formation (montée en compétences, ouverture, adaptation).

Aujourd'hui, plus de 5 000 personnes sont formées chaque année via les Chambres d'agriculture de Normandie.

Nous aimerions augmenter ce nombre, que plus d'agriculteurs aient le "réflexe formation". Des aides au remplacement existent, qui permettent d'avoir un agent de remplacement pendant son absence. À titre personnel, sans le service de remplacement, je n'aurais pas pu me former autant ni m'engager. »

Quel est votre objectif personnel pour la formation ?

« Je souhaite que l'on soit toujours à l'écoute des besoins des agriculteurs et que chacun puisse trouver sa réponse dans le catalogue. J'ai un besoin, je trouve la formation qui y répond dans le catalogue. Si vous avez une question ou une idée, contactez la Chambre d'agriculture de Normandie !

Un exemple concret : un groupe d'agricultricesà Sées (Orne) souhaitait se former à la soudure. Une formation sur mesure a été mise en place pour répondre à leur besoin. »•

Propos recueillis par Marie-Hélène Bouillet et Mickaël Mauger 

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