Conjoncture : pour les producteurs, quels moyens pour traverser la tempête ?
La filière pomme de terre n’a jamais été aussi tendue. À l’ouverture de la campagne 2026-2027, l’UNPT dénonce « une dérive préoccupante de dé-contractualisation ». Baisse des volumes contractualisés pouvant atteindre 20 % à l’hectare, prix en recul de 25 % sur la part engagée, clauses déséquilibrées… Quelles pistes pour les producteurs dans ce contexte ?
La filière pomme de terre n’a jamais été aussi tendue. À l’ouverture de la campagne 2026-2027, l’UNPT dénonce « une dérive préoccupante de dé-contractualisation ». Baisse des volumes contractualisés pouvant atteindre 20 % à l’hectare, prix en recul de 25 % sur la part engagée, clauses déséquilibrées… Quelles pistes pour les producteurs dans ce contexte ?
« En 2023, nous débattions de la gestion de la croissance. Aujourd’hui, nous sommes réunis pour parler de gestion de la crise », introduisait Geoffroy d’Évry, président de l’UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre), lors du congrès du syndicat à Arras (Pas-de-Calais) le 29 janvier dernier. Il dresse un constat sans détour : il ne s’agit pas d’un effondrement de la demande mondiale, mais d’un « désaxement conjoncturel » dans un marché profondément recomposé.