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Concours de labours : la haute technicité à l’épreuve

Ils sont la raison d’être de Terres de Jim : les concours de labours vivront leur apogée 2025 à Vieux-Manoir avec les finales régionale et nationale et les sélections européennes. Un évènement coordonné par un amoureux de la discipline : Mathias Tréhet.

Des sillons parfaits, réguliers, avec une ouverture parfaitement rectiligne… Chaque concurrent devra travailler avec la plus grande précision sa parcelle trapézoïdale de 100 mètres de long.
Des sillons parfaits, réguliers, avec une ouverture parfaitement rectiligne… Chaque concurrent devra travailler avec la plus grande précision sa parcelle trapézoïdale de 100 mètres de long.
© B. Delabre/Aletheia Press

C’est l’évènement qui est à l’origine de Terres de Jim : la finale nationale des concours de labour. Un moment de très haute technicité qui anime les campagnes françaises depuis plus de 70 ans… et a passionné des générations de Jeunes agriculteurs. Mathias Tréhet est l’un d’eux. Le jeune homme, agriculteur à Caule-Sainte-Beuve, a déjà participé à deux reprises à cette grande finale. Il tentera, cette année encore, d’égaler les performances de grands noms de la compétition : Fabrice Lethuillier (2003), André Guéroult (1990), Jacques Duboc (1989) et Léon Levasseur (1984).
Mais il aura cette fois un autre regard : celui de l’organisateur. « Accueillir l’évènement, c’est encore plus motivant, sourit le jeune homme. Et c’est important de s’investir aussi sur ce plan-là. Si on veut que cela continue, il faut bien qu’il y ait du monde pour l’organiser. J’en ai profité les années précédentes. Cette année, c’est mon tour. » Comparée à d’autres aspects de Terres de Jim (comme la restauration par exemple), l’organisation du concours est relativement simple. « Le plus gros travail, c’est de loger les concurrents et le jury », résume Mathias Tréhet.

Des compétitions régionales et nationales

Néanmoins, le programme s’annonce dense, car Terres de Jim accueille aussi cette année les sélections pour le concours européen. Celles-ci auront lieu le vendredi et le samedi. Le samedi, aussi, aura lieu la finale régionale 2025, qualificative pour la finale nationale 2026. « Et on terminera en apothéose, le dimanche, avec la finale nationale », poursuit le jeune organisateur. Comme à l’accoutumée, l’épreuve différenciera le travail en planche du travail à plat (avec une charrue réversible). Une quinzaine de concurrents sont attendus dans chacune de ces catégories.
Mathias Tréhet concourra en labour à plat avec sa charrue bisocs Kverneland et son tracteur Fendt 311. Il espère bien sûr profiter de ce concours à domicile pour tirer son épingle du jeu. « On connaît le public, les terres, le climat… Ça aide un petit peu. Mais ça ne fait pas tout… » Occupé par l’organisation de Terres de Jim et par son travail quotidien d’agriculteur, il peine à dégager du temps pour se préparer. « Heureusement, je suis bien aidé par mon père (Marc, NDLR) pour la préparation de la charrue. Il participera aux sélections européennes avec le même matériel que moi », sourit encore Mathias. Il pourra en tout cas tester les réglages lors de la finale départementale qui doit avoir lieu le 6 septembre sur le site de Vieux-Manoir (et qualificative pour l’épreuve régionale du 13 septembre).•

 

Au programme

Vendredi 12 septembre :

  • sélections pour le concours européen (à partir de 13 h 20).

Samedi 13 septembre :

  • sélections pour le concours européen (à partir de 13 h) ;

  • finale régionale de labour (à partir de 14 h) ;

  • remise des prix : 17 h 30.

Dimanche 14 septembre :

  • messe des laboureurs (10 h) ;

  • finale nationale de labour (à partir de 13 h) ;

  • remise des prix (17 h 30).

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