Aller au contenu principal

GRÉGOIRE PETIT, président de la caisse de la MSA Haute-Normandie.
"Votez pour donner de la légitimité à notre régime de protection sociale

Du 5 au 16 mai 2025, les ressortissants de la MSA, agriculteurs actifs et retraités, salariés et employeurs de main-d'œuvre seront appelés aux urnes pour élire leurs représentants. Plus de 13 000 délégués, candidats dans tous les cantons, sont concernés par ce scrutin. Retour sur les enjeux de ces élections avec Grégoire Petit, actuel président de la caisse de la MSA Haute-Normandie.

Alors que nous sortons à peine des élections aux Chambres d'agriculteurs, les électeurs sont à nouveau appelés à voter pour la MSA. Pouvez-vous nous rappeler les enjeux de ce scrutin ?

"Comme toutes les élections professionnelles, les élections MSA sont d'abord un test de représentativité pour les organisations syndicales. Mais au-delà, l'autre enjeu est celui de la participation. Lors des dernières élections, le taux de participation avoisinait les 30 %. Il est essentiel que nous améliorions ce score pour montrer aux pouvoirs publics que nous sommes attachés à notre régime de protection social, si particulier et qui, j'en suis convaincu, est une vraie chance pour la profession. Souvenons-nous que la MSA, qui est en quelque sorte la sécurité sociale de la ruralité, est l'interlocuteur unique des ressortissants et à la particularité d'être administrée, dans les 35 caisses, par des élus présents sur le territoire. C'est pour garder ces spécificités que nous devons nous mobiliser et voter."

Justement, que diriez-vous à ceux qui hésitent encore à voter lors de ces élections à la MSA ?

"D'abord il faut leur rappeler que le vote, comme pour les élections à la Chambre d'agriculture est simple et rapide. Les électeurs recevront dans quelques jours leur matériel de vote. Il leur sera alors possible de voter, soit en renvoyant le bulletin par courrier, soit par voie électronique, en attendant l'ouverture de la plateforme prévue le 5 mai. Dans les deux cas, en 5 minutes c'est fait. Ensuite, sur le fond, le vote permet d'élire des gens qui sont implantés sur le terrain et qui en connaissent les réalités. Ils peuvent à la fois accompagner très directement les ressortissants dans leur relation avec la MSA ou en cas de difficulté mais aussi, par leurs remontées, nous permettre d'adapter au mieux la politique de la caisse régionale voire de la caisse centrale. Les 13 000 délégués à élire à l'échelle nationale sont autant de vigies, de sentinelles au service des ressortissants de la MSA."

La MSA est souvent au centre des discussions et doit faire face aux griefs des agriculteurs qui la jugent parfois sévèrement. Qu'est-ce que vous pourriez dire à tous ceux qui doutent de l'intérêt de la MSA ?

"Au risque de choquer, je veux d'abord dire que, même si nous supprimons la MSA, nous ne paierons pas moins de cotisations. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas travailler sur l'assiette et le mode de calcul des cotisations pour améliorer le système. Il ne s'agit pas de considérer que tout va bien mais plutôt de se dire que nous avons plus de chance de faire bouger les choses en étant maître et acteur de notre protection sociale que si nous sommes noyés dans le régime général. Nous savons que nous devons améliorer nos relations avec nos ressortissants, à la fois sur la qualité de service que sur l'optimisation des cotisations versées. J'ajoute qu'avec cette organisation et cette relative autonomie des caisses régionales, nous pouvons mener des actions locales, accompagner les ressortissants, bref piloter notre action sociale au plus près des réalités. Encore une fois, même si tout n'est pas parfait, nous devons nous battre pour conserver ce régime de protection sociale, piloté par des agriculteurs pour des agriculteurs. C'est une vraie chance, préservons-la en votant massivement."•

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Elody et Sébastien Marc, de l’exploitation bio « Les Jardins de Marcelle », présentent leur production de légumes, plants et graines sur leur stand au Sia 2026.
Sia : nos producteurs seinomarins régalent les papilles

Dans le Hall 7.2 les régions ont attiré des centaines de visiteurs dès ce premier week-end du salon. Et sur le pavillon…

La Seine-Maritime accompagne ses producteurs au Sia

La Seine-Maritime sera présente au Salon international de l'agriculture (Sia) qui se tient à Paris du 21 février au 1er…

Veau malade.
FCO-3 : une vague de naissances de veaux “débiles” dans les élevages cet hiver

La fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype-3 est passée à l’été et l’automne 2025 dans les élevages bovins et ovins seinomarins…

L'année dernière, le club NCRC a animé les 120 m2 de circuits radiocommandés. Les pilotes feront revivre la zone avec des camions, des pelleteuses et des tracteurs à l'échelle 1/14e et 1/16e.
Du plus petit au plus grand : miniatures agricoles à Yerville

Après avoir frôlé les 5 000 visiteurs l'an passé, l'événement "L'agriculture, une passion même en miniature" revient ce…

Après avoir été exposé à des sangliers, le chien de chasse est tombé malade puis est décédé dans les 24 à 48 heures qui ont suivi.
Un chien mort des suites de la maladie d'Aujeszky

La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Seine-Maritime informe de la découverte d'un chien…

La FNSEA obtient la retraite sur les 25 meilleures années

La réforme des "25 meilleures années" va enfin se mettre en place. Les deux premières années vont donner lieu à une période…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole