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Viens voir ma ferme, une seconde édition à minima.

Organisée par la FNSEA 76, après une édition 2019 réussie, celle de 2021 a connu un succès plus relatif avec seulement une poignée de fermes ouvertes. La crise sanitaire y est sans doute pour quelque chose.

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Ferme d’Hervé et Laurence Brasseur, à Baromesnil.
© © D.R.
Profitant des journées nationales de l’agriculture,plusieurs exploitationsont été ouvertes ce vendredi 18 juin, répondant ainsi à l’appel général de l’opération« viens voir ma ferme » organisée par la FNSEA.
DECOUVERTES DES PRATIQUES
Citons par exemple l’initiative d’Hervé Brasseur, à Baromesnil, qui a reçu une quinzaine de voisins, « des gens habitués à la campagne » pour reprendre les termes de l’exploitant, « qui connaissent un peu notre métier mais en découvrent toujours sur nos pratiques ». Par exemple, souligne Hervé Brasseur, « l’un des participants ne comprend pas pourquoi une bande de terre n’est pas cultivée derrière chez lui et est de fait, plus sale que le reste de la parcelle ». Cette interrogation a permis de parler des ZNT riverains et d’expliquer plus globalement, toute la réglementation liée à l’utilisation des phytos. A Allouville-Bellefosse, le Gaec du Chêne a reçu les élus des communes d’Allouville-Bellefosse, d’Ecreteville-lès-Baons et de Bois-Himont. Pour illustrer les débats, l’exploitant Jocelyn Pesqueux a montré la composition de la ration alimentaire du troupeau laitier, en mettant sur la table, « un petit tas de maïs, un énorme tas d’herbe et un tas réduit de soja ». Ainsi, les échanges sur la place de l’herbe, mais aussi plus largement sur la réalité de l’élevage laitier ont pu être abordés. Elise Héron, éleveuse voisine, a ainsi rappelé que « la traite rythme le quotidien des éleveurs laitiers » et ajouté que « si la rentabilité économique était importante, cette capacité à gérer cette contrainte et cette charge de travail l’était aussi ». Autre sujet, et autre illustration. En créant visuellement une sur face de 100 m², en préparant une bouteille de 1,2 litres d’eau et une dose fictive d’herbicidede 15cc, les élus ont pu appréhenderla réalité des quantités épandus par hectare. A chaque fois, ces visites d’exploitation se sont terminées par un temps de convivialité sécurisé et ainsi permettre de poursuivre les débats. Rendez-vous au printemps 2022 pour une nouvelle édition.

SIMON HUET

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