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Une jeune génération d'éleveurs s'engage

Le Congrès national de la Fédération nationale bovine à Cournon-d'Auvergne (63) a marqué un tournant pour la représentation syndicale de la Seine-Maritime. Entre passage de témoin historique et constats lucides sur l'avenir de la filière, les délégués haut-normands reviennent sur les temps forts de cet événement.

De g. à d. : Nicolas Puech d'Alissac, Patrice Faucon et Nicolas Dujardin.
De g. à d. : Nicolas Puech d'Alissac, Patrice Faucon et Nicolas Dujardin.
© Sylvain Gangneux

Patrice Faucon : « 20 ans d'engagement, une page qui se tourne »

Après deux décennies passées au conseil d'administration de la FNB, Patrice Faucon quitte ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli. « Je suis ravi de laisser ma place aujourd'hui. Ces 20 années de défense des producteurs de viande m'ont permis de travailler aux côtés de quatre présidents différents. C'est une expérience riche, mais il est temps de laisser la main à la nouvelle génération pour porter nos dossiers. » 

Nicolas Dujardin : la relève normande est assurée

Nouvellement élu administrateur, Nicolas Dujardin, 30 ans, intègre l'instance nationale avec la volonté de porter haut les couleurs de son territoire. « C'est une fierté d'avoir été élu. Je serai désormais l'un des quatre représentants de la Normandie au sein du conseil d'administration de la FNB. L'enjeu est de taille pour maintenir la dynamique de nos élevages et assurer une voix forte à notre région dans les décisions nationales. » « Le point culminant de ce congrès a été sans nul doute le témoignage de Cédric Laboret, président de la Chambre d'agriculture de Savoie Mont-Blanc, sur la gestion des cas de DNC dans son territoire, un témoignage poignant qui nous met face à nos responsabilités. »

Nicolas Puech d'Alissac : le choc de la déprise

Pour Nicolas Puech d'Alissac, 33 ans, ce congrès a été l'occasion d'une confrontation avec des réalités territoriales parfois brutales. « En échangeant avec des collègues d'autres régions, j'ai pu mesurer le fossé qui se creuse entre départements. Là où nous parvenons encore à maintenir un tissu solide, certains font face à de graves difficultés de transmission, allant parfois jusqu'à la déprise agricole totale. C'est une réalité que nous ne connaissons pas en Seine-Maritime, mais qui doit nous alerter sur la fragilité de nos modèles. »•

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