Aller au contenu principal

Une convention collective nationale pour l’agriculture.

Au 1er avril 2021, une convention collective nationale s’appliquera de manière obligatoire dans les exploitations agricoles et Cuma du département.

file-alt-63427
© PIXABAY

Après plus de trois années d’intenses négociations, la FNSEA et la FNCuma d’une part et les cinq organisations syndicales de salariés (CFDT, CFTC, CGC, CGT et FO) d’autre part, ont signé le 15 septembre 2020 une convention collective nationale pour les entreprises de la production agricole et les Cuma. Cette convention entrera en application pour toutes les entreprises de la production agricole et des Cuma au 1er avril 2021.

 

Pourquoi une convention collective nationale ?

A l’origine de cette évolution, se trouve l’obligation faite aux branches professionnelles par les gouvernements successifs de restructurer le paysage conventionnel et de diminuer le nombre de conventions collectives dans tous les secteurs d’activité. Avec 140 conventions collectives applicables aux entreprises agricoles dans notre pays, dont certaines d’entre elles ne faisant pas l’objet de négociations régulières et un grand nombre n’atteignant pas le seuil d’effectif ou le champ géographique national requis, le paysage conventionnel de l’agriculture était particulièrement concerné et visé par cette obligation de restructuration.

 

Quels sont les secteurs concernés ?

La convention collective s’appliquera sur l’ensemble du territoire aux :

- Exploitations et entreprises agricoles ayant une activité de culture et d’élevage,

- Etablissements de toute nature dirigées par l’exploitant agricole en vue de la transformation, du conditionnement et de la commercialisation des produits agricoles lorsque ces activités constituent le prolongement de l’acte de production, ou structures d’accueil touristique, situées sur l’exploitation ou dans les locaux de celle-ci, notamment d’hébergement et de restauration,

- Etablissements de pisciculture ainsi qu’activités de pêche maritime à pied professionnelle, sauf pour les personnes qui relèvent du régime social des marins,

- Cuma.

 

Ne sont pas concernés

Ainsi, ne sont pas concernés par la convention collective nationale, les ETA, les entreprises paysagistes, les centres équestres, les entraîneurs de chevaux de courses, les champs de courses, les parcs zoologiques ni les établissements de la conchyliculture.

 

Que prévoit la convention collective nationale ?

Parmi les nombreuses dispositions de cette convention collective, trois dispositifs sont particulièrement importants :

- une classification basée sur des compétences et des critères classants (technicité, responsabilité, management, relationnel, autonomie). Ainsi la convention collective promeut une nouvelle approche en termes de classification des emplois basée sur les compétences afin de favoriser l’évolution professionnelle des salariés. Terminés donc les anciens coefficients et niveaux prévus par les conventions collectives locales. Au 1er avril, les salariés devront être positionnés en fonction de la classification nationale des emplois.

- une grille nationale de salaire de salaires minima ;

- des avancées sociales concernant notamment les heures effectuées la nuit, les temps de déplacement, l’indemnité de départ à la retraite.

 

Quelles dispositions appliquer durant le 1er trimestre 2021 ?

Dans l’attente de l’entrée en vigueur de cette nouvelle convention collective au 1er avril, il convient de continuer à appliquer la convention collective locale dont relève l’entreprise. Cela comprend en particulier la classification des emplois et les salaires minima.

Les grilles de classification locales et les barèmes des salaires minima correspondants continueront donc de s’appliquer durant le 1er trimestre 2021.

Mais, à compter du 1er avril, c’est bien la nouvelle classification des emplois et le barème national des salaires minima qu’il conviendra d’appliquer.

 

Un accompagnement possible

En pratique, la principale difficulté à laquelle vont être confrontés les employeurs réside dans la nouvelle classification des salariés. En effet les employeurs vont devoir positionner les salariés dans la nouvelle grille de classification. Nous vous présenterons cette nouvelle grille de classification dans un prochain numéro.

Le service main-d’œuvre de la FNSEA 76 va également proposer aux employeurs des webinaires afin de les aider dans leur démarche de classification et le cas échéant, un accompagnement spécifique dans le cadre d’une prestation.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Pour Albéric Avenel, « Chaque brin d’herbe doit servir à faire du lait ».
Prolonger le pâturage l’été grâce aux stocks sur pied

Stocker de l’herbe sur pied est une technique simple, économique, qui peut s’adapter à différents contextes. Elle fait partie…

De g. à d. : Hélène Méline, salariée, Jean-Joseph Roussignol, président de l'association, Jean-Luc Duclos, trésorier, et Sophie Adam, vice-présidente.
Solidarité Paysans 76 : un collectif toujours sur le pont

L'association Solidarité Paysans 76 qui vient en aide aux agriculteurs en difficulté a tenu son assemblée générale le 23…

La Sarthoise, Sylvie Le Dilly, passe le relais au Manchois,  Denis Calipel.
Denis Calipel élu à la tête de Groupama Centre Manche
Depuis le 30 avril, Denis Calipel, agriculteur manchois, est le nouveau président de Groupama Centre Manche, organisme…
Pour nombre d'éleveurs, le chien est devenu indispensable. Gain de temps, travail sécurisé, diminution de la pénibilité, ou encore réduction du stress des animaux sont autant d'atouts à prendre en considération... à condition de bien se former et de former son chien au troupeau.
L'Aisne accueille le championnat d'Europe de chiens de troupeaux

Le 3e championnat d'Europe de chiens de troupeaux aura lieu du 22 au 24 mai à Monceau-le-Neuf-et-Faucouzy, dans l'Aisne,…

118 faons ont été mis à l'abri lors des fauches en 2025.
Avec l'ADSF 76, 1 270 hectares survolés, 118 faons sauvés*

En Seine-Maritime, l'ADSF 76 (Association départementale de sauvetage des faons de Seine-Maritime) est devenue l'alliée "…

Dans son atelier, Raynald Delattre travaille sur une sellette de vannier (établi de genoux) qu'il a lui-même perfectionnée pour faire pivoter ses pièces. 
Osiériculteur vannier, retour sur un métier ancestral

Après 31 années passées au service de l'Office national des forêts (ONF), Raynald Delattre, 56 ans, a opéré un retour aux…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole