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Un outil de teillage clés en main façon Depoortere au Neubourg

Le 19 juin prochain sera inauguré le nouvel outil de teillage de la linière Ressault-Le Neubourg (Eure). Du clé en main livré en un temps record par l'entreprise Depoortere à la plus grande satisfaction de Jean-Louis, Simon et Franck.

D Un des traits de caractère de Jean-Louis Maurice est d'innover et d'initier. Le directeur de la linière Ressault est à l'origine, l'an dernier, d'une bourse d'échange de matériels liniers. Il a remis le couvert avec la construction d'un nouvel outil de teillage en délégation, "clé en main" avec l'entreprise Depoortere comme partenaire. Une première en France. "La construction d'un outil comme celui-là est très complexe. Il n'y a pas que la ligne de teillage. Il y a la ventilation, l'électricité, le traitement des coproduits... Il faut mettre en harmonie les différents acteurs. Nous avions un calendrier très serré alors, le seul moyen d'y parvenir, c'était d'opter pour un partenaire unique", rembobine-t-il. Avec Simon Den-Haerinck (son directeur de production) et fort de son expérience, ils ont dégrossi un projet peaufiné grâce à un échange permanent avec Franck Bourcier (responsable projet chez Depoortere). Née en 1925 et leader mondial sur son secteur, Depoortere étudie, fabrique et perfectionne les machines de récolte du lin ainsi que toutes les machines pour la préparation des fibres naturelles (extraction, nettoyage et conditionnement...). "Ils disposent de toutes les compétences. Avec Simon, on a affiché notre projet, ils ont écouté nos doléances. Ils s'adaptent. Une fois qu'on a été OK sur l'ensemble des process, j'ai signé le bon de commande. C'était parti".

Quatorze mois plus tard

Quatorze mois plus tard, "un pari fou", l'outil industriel démarre. "La force du clé en main, c'est que le jour J, on n'attend pas Pierre, Paul ou Jacques. Ce chantier, c'est avant tout une histoire d'hommes compétents et de bonne volonté". Pas de miracle donc dans cette réussite mais un haut niveau d'exigence de part et d'autre que chacun a relevé tel un challenge dans un climat de confiance partagée. De la table d'alimentation au système de ventilation, le nouvel outil constitue une merveille technologique. "Objectif pas de poussière et pas de bruit. On a créé en permanence, c'est de l'amélioration continue", insiste Franck Bourcier.

Autre fil rouge de ce projet : "accepterions-nous de travailler dans de telles conditions ?" C'est la question que se sont posée en permanence les cadres dirigeants de l'entreprise et qui a guidé leurs choix. "Nous avons investi pour le confort et le bien-être de tous les opérateurs. À chaque fois qu'on fait visiter le site, les salariés ont le sourire", se satisfait Jean-Louis Maurice.

Le clé en main pas plus cher

Et le coût dans tout cela ? Au Neubourg, on garde le sourire. "Le clé en main ne coûte pas plus cher. Il nous a permis d'être prêts à l'heure H. C'est du temps de gagné. Il nous a sans doute permis aussi d'éviter des erreurs qui peuvent parfois coûter un bras. Il nous a permis d'optimiser notre consommation énergétique et donc de faire de grosses économies à terme. Il nous a permis d'améliorer considérablement la cadence de teillage et là, c'est le liniculteur qui va en profiter", liste presque à la Prévert Jean-Louis Maurice. Cette première en France qui fait la fierté du constructeur Belge est-elle promise à un bel avenir dans l'hexagone ? Si plusieurs outils flambant neufs sont sortis de terre dans notre bassin linier ces deux dernières années, "d'autres lignes de teillage arrivent en fin de vie", souligne Franck Bourcier. "Il va donc falloir investir pour rester compétitif en quantité et qualité de teillage". Sans parler des normes environnementales de plus en plus drastiques qui vont tordre le bras d'outils vieillissants et bientôt obsolètes. Dernier argument, la filière se porte plutôt bien. N'est ce pas la meilleure fenêtre de tir pour investir ?•

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