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Un Halloween pédagogique à la ferme d'Épaville

Ce jeudi 31 octobre, la ferme pédagogique d'Épaville, à Montivilliers, a accueilli une trentaine de visiteurs  pour un atelier Halloween inoubliable à l'intention des enfants comme de leurs parents. Au programme : alimentation des animaux, culture des betteraves sucrières, initiation à l'alimentation en circuits courts... Deux heures propices à découvrir l'univers de la ferme et plus encore tout en s'amusant. 

Nichée à quelques encablures du Havre, la ferme pédagogique d'Épaville à Montivilliers accueille chaque année plus de 5 000 visiteurs pour faire découvrir la vie à la ferme. Il faut dire que cet authentique clos masure typique du pays de Caux, dirigé par Guy et Chantal Vimbert, se prête magnifiquement à l'accueil du public et à la découverte du monde agricole. 

En cette journée d'automne du 31 octobre, le couple, adhérent au réseau Bienvenue à la ferme depuis sa création en Normandie en 1988 (voir encadré), propose deux heures d'immersions festives et éducatives à l'intention des familles, enfants et parents, pour célébrer cette fête folklorique d'Halloween en pleine nature. Le groupe présent, composé d'une trentaine de personnes, est immédiatement pris en charge dès son arrivée par Laëtitia Boennec, une animatrice tout spécialement appointée pour l'occasion. " Nous allons réaliser des décorations d'Halloween tout en faisant un lien avec l'agriculture puisque la fonction première de la ferme pédagogique est de transmettre". Le décor est planté, l'objectif est clairement affiché.

Un photophore en betterave sucrière 

C'est la quatrième année consécutive que la ferme pédagogique familiale d'Épaville organise un atelier Halloween. 75 % des familles viennent des villes alentour dans l'idée de retrouver un lien avec l'agriculture. Une bonne majorité d'entre elles est même venue plusieurs fois pour participer aux différents ateliers conçus durant les quatre saisons.

Pour cet atelier d'Halloween d'automne, les familles commencent par une dégustation de confiture de lait et de jus de pomme. La visite se prolonge près des champs avec les enfants qui nourrissent les vaches laitières et les caressent. "Laëtitia en profite alors pour échanger sur la traçabilité, l'identification et l'importance d'acheter français", souligne Chantal Vimbert. Les familles sont ensuite immergées dans la maison d'autrefois où il n'y avait ni eau ni électricité.

Ce moment de partage permet à l'animatrice de raconter l'origine et l'histoire d'Halloween avant d'emmener les familles récolter des betteraves sucrières, légume de saison. Derrière cette activité ludique, les enfants découvrent le légume avant de l'éplucher et de le façonner pour en faire un photophore. L'activité est grandement appréciée, comme en témoigne Audrey Leroy accompagnant Jade. " Ma fille était déjà venue une première fois avec son école pour découvrir la ferme et nourrir les animaux. C'est une activité qu'elle avait beaucoup appréciée. On a donc décidé d'y aller toutes les deux pour passer un moment entre mère et fille. Cette sortie me tenait à cœur car ce qui m'intéresse dans la démarche des exploitants c'est la mise en avant de l'agriculture et des circuits courts". Le propos fait plaisir et encourage les Vimbert à poursuivre l'aventure car les retours sont nombreux et très satisfaisants.

La transmission chevillée au corps

"Nous organisons l'accueil à la ferme depuis 2007, explique Chantal Vimbert. Notre intention est de montrer en premier lieu l'importance des saisons. Par exemple, au printemps, qui est l'époque propice à la reproduction, nous invitons le public à faire le tour des animaux de la ferme (vaches laitières et volailles) en leur demandant de faire jouer leurs cinq sens. Puis nous allons dans les champs pour leur faire découvrir les cultures, les différentes parties des plantes (tige, feuille, racine) en faisant toujours un lien avec ce qu'ils mangent. Au passage, nous leur expliquons combien il est important de favoriser le local car le bio qui vient du Maroc n'a pas les mêmes normes qu'en France". "À l'automne, poursuit-elle, c'est l'époque de la récolte des pommes de notre verger qui se compose d'une centaine de pommiers. Les familles sont donc initiées à fabriquer du jus de pomme. C'est aussi la saison des semis de blé, nous les invitons donc à fabriquer leur propre pain". "L'objectif bien que ludique est toujours propice à expliquer l'agriculture et à transmettre pour donner un peu à voir de ce que nous faisons, de ce que nous sommes", conclut Chantal Vimbert.•

Retrouvez toutes les informations sur le site Facebook de la ferme pédagogique ou en allant sur leur site internet ferme-epaville.com

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