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Un chien mort des suites de la maladie d'Aujeszky

La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de la Seine-Maritime informe de la découverte d'un chien mort de la maladie d'Aujeszky.

Après avoir été exposé à des sangliers, le chien de chasse est tombé malade puis est décédé dans les 24 à 48 heures qui ont suivi.
Après avoir été exposé à des sangliers, le chien de chasse est tombé malade puis est décédé dans les 24 à 48 heures qui ont suivi.
© Pixabay

« Il s'agit d'un chien de chasse dans le secteur du pays de Bray ayant été en contact avec des sangliers dans la semaine précédant ses symptômes (signes nerveux, démangeaisons démentielles, forte fièvre et mort inexorable sous 24 à 48 heures) », dixit la DDPP.

Pour rappel, la maladie d'Aujeszky ou pseudo-rage entraîne des signes nerveux qui pour les chiens mènent à la mort systématique. Elle est due à un herpès, virus présent de façon endémique dans les populations de sangliers. La réexcrétion du virus lors de stress peut entraîner la contamination des carnivores au contact lors du ferme des sangliers.

« Ces dernières années, plusieurs foyers ont été détectés dans des élevages de porcs domestiques en plein air et des cas ont été confirmés chez des chiens de chasse, probablement suite à des contacts avec des sangliers sauvages », ajoute la DDPP.

Elle précise qu'il « n'existe pas de vaccin possédant une autorisation de mise sur le marché (AMM) avec comme espèce cible les chiens. Il est cependant possible d'utiliser un vaccin inactivé contre la maladie d'Aujeszky ayant une AMM porcs. Cet usage s'effectue dans le cadre de la cascade, par un vétérinaire et sous sa responsabilité civile professionnelle. En aucun cas, le vaccin ne peut être remis aux propriétaires des chiens ou meutes de chiens ».

Qu'en est-il en élevage de porcs ?

« Les symptômes évocateurs sont une perte d'appétit, une fièvre persistante, des troubles de la reproduction, des troubles respiratoires, ainsi qu'une mortalité accrue et des symptômes nerveux sur les porcelets. La prévention passe par le renfort des mesures de biosécurité, notamment, en ce qui concerne les élevages en plein air, où aucun contact ne doit être possible entre sangliers et porcs domestiques du fait de la présence de doubles clôtures. La surveillance des élevages s'appuie sur des analyses de sang obligatoires et à réaliser tous les ans dans les élevages plein air et tous les trimestres pour les élevages vendant des reproducteurs. Toute suspicion clinique de maladie d'Aujeszky doit faire l'objet d'une déclaration à la DDPP 76. En cas de foyer, la lutte consiste à abattre tous les porcins détenus dans l'exploitation. »

Les bovins peuvent être atteints

La maladie chez les bovins demeure une rareté. Toutefois, en cas de contamination, elle se caractérise par des signes neurologiques accompagnés de démangeaisons localisées près du site d'entrée du virus. Les cas sont presque toujours mortels en quelques jours.

Les deux priorités sont la protection des élevages de porcs et la protection des chiens de chasse.•

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