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Tous les partenaires de la filière étaient présents à Betteravenir

12.000 visiteurs attendus pour cette édition de Betteravenir, associée pour la deuxième fois à Beeteurope. L'objectif a largement été atteint grâce à une parfaite organisation et la forte implication des 173 exposants.

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Des chantiers optimisés, avec les derniers matériels présentés par les constructeurs. Sur 14 chantiers présentés par 7 constructeurs (Franquet, Gilles, Grimme, Holmer Exxact, Ropa, Vervaet et JPS Soyez), 11 étaient réalisés par des intégrales dont le développement se poursuit : elles représentent désormais plus de 50 % du parc en activité. Ces deux journées du salon de la betterave aux champs se sont déroulées la majeure partie du temps dans le brouillard.
© © Bernard Leduc

Cette édition de Betteravenir, co-organisée cette année avec l’Irbab (Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave), était un vaste salon de la betterave aux champs, à la fois une formidable vitrine des matériels betteraviers et de tous les fournisseurs de la filière - en génétique, en intrants, en outils de gestion…- et un lieu d’échanges entre planteurs, français et belges essentiellement.

Elle se déroulait dans le contexte particulier de la fin des quotas, rappelait Alexandre Quillet lors d’une conférence de presse le mercredi matin. «Après 49 ans de prix connus à l’avance, c’est l’inquiétude pour l’ensemble de la filière, pas seulement en France» disait-il. Des contrats interprofessionnels par entreprises ont été signés le 1er août 2016 pour 3 ans en France, la filière est organisée pour affronter le marché mondial.

Tous les domaines de l’itinéraire technique de la betterave étaient expliqués lors de ces journées qui avaient été organisées avec trois objectifs principaux :

- susciter l’innovation chez les constructeurs

- optimiser les coûts de production

- et analyser les conséquences des chantiers de récolte.

Un séminaire, réunissant 140 personnes représentant tous les maillons de la filière, complétait ces deux journées, le vendredi 28 octobre, au siège du Syndicat betteravier de l’Oise, à Estrées-Saint-Denis, commune limitrophe de Moyvillers. Les travaux de ce séminaire portaient sur la prévention du tassement du sol à la récolte.

Les visiteurs sont surtout venus pour les démonstrations de chantiers : des machines au travail, permettant de comparer les débits, la qualité du travail - il n’y a pas eu de problèmes de terre, mais des différences parfois très visibles de décolletage ou de scalpage - ou encore de tassement de sol. Sans dégâts apparents, dans ces bonnes terres de limon et avec une météo favorable : après une période de sécheresse, il y avait eu quelques jours avant cette manifestation de la pluie, avec une quinzaine de millimètres.

Les matériels de récolte étaient présentés au travail sur des lots (1 ha par jour et par machine) à des horaires qui avaient été annoncés, puis lors de défilés commentés, ou encore sur les stands des constructeurs.

D’autres matériels, de semis, de travail du sol, d’épandages... étaient également présentés sur les stands des constructeurs ou des concessionnaires.

 

Compétitivité

Le maître-mot était celui de la compétitivité : dans ce contexte nouveau, dans un marché mondial qui peut représenter des opportunités en termes de débouchés du sucre de betteraves pour nos pays, la France en premier lieu puisqu’elle est leader mondial -tous les groupes sucriers se sont positionnés pour une augmentation des surfaces de 15 à 20 % pour les semis de 2017- il faut chercher à produire plus à l’hectare et à moindre coût.

Il était rappelé qu’en 30 ans, la production de sucre/ha est passée de 8 à 15 tonnes. Les gains de productivité proviennent pour moitié de la recherche génétique, les autres facteurs étant toutes les étapes de l’itinéraire technique.

Produire plus par hectare sans augmenter les intrants est aussi un objectif essentiel. Les gains se calculent sur toute la filière, il faut donc intégrer la qualité industrielle et une meilleure rentabilité des outils et des usines par un allongement des campagnes.

La production de sucre de betteraves augmente de 2,3 % par an en moyenne en Europe sur la dernière période. En partie par la productivité, qui gagne 1,5 % par an. Mais les gains de productivité devraient croître, à 3 % par an à partir des années 2022-2023, grâce en particulier au programme Aker et au phénotypage des variétés, qui étaient expliqués sur un stand dédié à l’entrée de ce vaste salon aux champs.

2.200 variétés sont observées chaque année dans le cadre de ce programme. Il reste 4 sélectionneurs de betteraves sucrières, qui proposent 60 à 70 variétés nouvelles chaque année, sur lesquelles 25 sont retenues pour leur fiabilité pour être testées dans les essais. Elles apportent toujours une productivité améliorée en apportant une réponse au développement et aux mutations des maladies ou des ravageurs.

Un village technique

Une des nouveautés à Betteravenir était l’organisation d’un village technique destiné à promouvoir les innovations et montrer toutes les pistes possibles de gain de productivité autres que par l’amélioration génétique. Ainsi étaient montrés les équipements de scalpage, les techniques de conservation en silos, le tassement des sols, les différents itinéraires de culture à adapter selon les conditions pédo-climatiques, la protection phytosanitaires et la gestion des maladies racinaires, le travail du sol et ses conséquences sur le développement de la plante…

Avec toujours en toile de fond, la compétitivité de la filière. Le but est d’apporter tous les éléments techniques utiles aux planteurs, mais aussi à leurs partenaires d’amont et d’aval pour les aider dans leur métier.

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