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La diversité des cidres pour imaginer de nouveaux horizons

Sortir du folklore, chercher de nouveaux créneaux commerciaux, de nouveaux consommateurs, de nouveaux conditionnements.

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Réinventer le cidre pour attirer de nouveaux consommateurs plus urbains et dépoussérier son image.
© Pixabay

Aujourd’hui, on voit apparaître une multiplicité des signatures dans le monde du cidre. Ces mentions valorisantes cherchent à mettre en avant un territoire, une identité. Pour Claire Sophie Haas, directrice marketing chez Agrial, branche boisson Eclor, « Le travail de signature est important car il permet de personnaliser le produit. Donner des signatures au cidre permet d’offrir aux consommateurs des goûts plus larges pour que chacun s’y retrouve à des moments différents de la journée ».

La signature de la maison Sassy, « Cidre contemporain made in Normandy », met en avant un savoir-faire de la Normandie tout en donnant un coup de jeune : « nous nous appuyons sur les modes de consommation urbains et contemporains pour insuffler de la modernité à nos créations », explique Pierre-Emmanuel Racine-Jourdren, co-fondateur de la Maison Sassy qui a installé le cidre sur les terrasses parisiennes. Le Breton, Joran Le Stradic, a installé l’univers du cidre au pays de la bière, à Bruxelles, en ouvrant sa Cidrothèque. « Je suis allé chercher des consommateurs de bières qui découvrent la diversité des cidres ».

Pour Damien Lemasson, des cidres Lemasson dans la Manche, « La diversité et la pluralité sont des atouts majeurs du cidre pour imaginer de nouveaux horizons. C’est un monde infini qui attise la curiosité et suscite l’intérêt. Cette diversité commence à être connue et reconnue dans le secteur de la restauration et des cavistes. Moins en grande distribution où il y a encore un gros travail à faire. Comme l’a fait le monde de la bière il y a quelques années ».

L’AOP reste le signe de qualité le plus exigeant

Mais Marie-Agnès Hérout, membre de l’Inao, dit : attention face à cette multiplicité des marques et rappelle que l’AOP reste le plus exigeant de tous les signes de qualité. « C’est une démarche volontaire très réglementée qui répond à des règles communes contrôlées et contrôlables. L’AOP est la reconnaissance d’un savoir-faire dans une région bien déterminée, avec des pommes qui ont de vraies qualités organoleptiques, une fermentation et une prise de mousse naturelle. C’est un gage d’authenticité. Face à la multiplicité des marques je dis attention au marketing d’opportunité ».

Aujourd’hui, 33 % des cidres sont commercialisés sous signes de qualité : à l’AOP s’ajoutent l’IGP (Cidres de Normandie par exemple) et le bio. 30 % des surfaces de vergers sont en bio. Par exemple, les cidres du Perche reconnus par une AOP en 2020 sont 100 % bio. Mais en aucun cas, le bio protège les qualités organoleptiques des cidres. Seule l’AOP les protège.

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