Aller au contenu principal

Scope bas-carbone Normandie : pour accompagner la transition des élevages bovins

Et si transition climatique rimait aussi avec performance économique ? En Normandie, 310 exploitations de polyculture-élevage s'engagent dans le projet Scope bas-carbone pour réduire leur empreinte carbone tout en sécurisant leurs marges grâce à un accompagnement technique sur trois ans.

310 fermes normandes engagées et suivies dans la transition climatique, telle est l'ambition du projet Scope bas-carbone Normandie polyculture-élevage porté par l'Idele et ses partenaires.
310 fermes normandes engagées et suivies dans la transition climatique, telle est l'ambition du projet Scope bas-carbone Normandie polyculture-élevage porté par l'Idele et ses partenaires.
© Marine Gele

Accompagner la transition climatique de 310 fermes normandes, c'est l'ambition forte du projet Scope bas-carbone Normandie polyculture-élevage. Portée par l'Institut de l'élevage (Idele), en co-pilotage avec les Chambres d'agriculture de Normandie, la démarche, lancée en juin 2025, combine dynamique collective, diagnostics technico-économiques et accompagnement de terrain.

Soutenu par l'Ademe et le ministère de l'Agriculture dans le cadre de la planification écologique, le projet vise à engager des exploitations dans une démarche globale de progrès. L'objectif est double : réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en améliorant la santé des sols et en sécurisant les marges économiques des fermes.

De la sensibilisation collective à l'accompagnement individuel

La première étape du programme repose sur des actions collectives de sensibilisation. Ces temps d'échanges entre agriculteurs permettent de partager expériences et réalités locales face aux enjeux climatiques, et d'identifier des pistes d'évolution adaptées aux systèmes de production.

Chaque exploitation volontaire réalise ensuite un diagnostic individuel. Pour cet état des lieux, la démarche s'appuie principalement sur l'outil CAP'2ER. Au-delà de l'évaluation de l'empreinte environnementale, cet outil constitue un véritable support d'analyse technico- économique. Il permet à l'éleveur de se situer par rapport à des références locales et d'identifier des leviers d'action concrets pour optimiser son revenu tout en maîtrisant ses charges.

Parce que chaque exploitation présente ses propres spécificités, le programme propose également, pour certains agriculteurs, un accompagnement spécifique centré sur la santé des sols.

Un suivi sur trois ans pris en charge

Pour transformer les diagnostics en évolutions concrètes, le projet prévoit un suivi technique personnalisé du plan d'action sur trois ans. Huit structures sont mobilisées pour accompagner les agriculteurs dans la mise en œuvre des pratiques retenus : Chambres d'agriculture de Normandie, Agrial, Cerfrance Normandie Ouest, Cerfrance Orne, Copelveau, NatUp, Sanders et Idele.

Les éleveurs bénéficient d'une prise en charge exceptionnelle de 90 % du coût total de ces cinq jours d'accompagnement. Comment en bénéficier ? Le programme est officiellement lancé et court jusqu'en juin 2028. Pour profiter de ce financement et sécuriser la performance de votre exploitation, ne perdez pas de temps : contactez votre conseiller partenaire avant fin juin 2026.•

Plus d'information : Morgane Topart - morgane.topart@idele.fr


Pourquoi vous engagez ?

Plusieurs avantages :

  • construire un projet global sur votre système d'exploitation avec l'appui d'un conseiller expert ;

  • bénéficier d'un conseil technique dans la durée, adapté à vos besoins ;

  • mettre en œuvre des pratiques qui améliorent votre résilience tout en réduisant votre empreinte carbone ;

  • communiquer positivement sur les atouts environnementaux de votre ferme et vos engagements auprès de la société.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Eau/irrigation : en finir avec les mythes

La revue Agriculture et Eau, fondée par Gil Rivière-Wekstein, a présenté, à l'assemblée générale des Irrigants de France, un…

L'accord signé prévoit le versement d'une somme de 1 000 euros par an, et par équivalent pylône pour les lignes 400 kV et de 375 euros par an pour les lignes 225 kV.
Quand la mobilisation syndicale et professionnelle porte ses fruits

Un accord national vient d'être signé entre la FNSEA, RTE et Chambres d'agriculture France. Ce dispositif inédit, négocié d…

Octobre rose : le monde agricole se mobilise aussi

Ce mois est aussi celui d'Octobre rose. Les initiatives se multiplient sur le terrain et le monde agricole n'est pas en reste,…

Sept ans après la reprise de la première structure, Estelle Lesage incarne la troisième génération à la tête de l'exploitation familiale.
Une installation au féminin dans l'Eure

Estelle Lesage, agricultrice dans le département de l'Eure, nous a ouvert les portes de son exploitation. Elle revient sur son…

Sylviane Lefez, présidente de la CNA, et Catherine Faivre-Pierret, ancienne présidente de la CNA.
"ll faut lutter pour que les femmes aient toute leur place""

Présidente de la Commission nationale des agricultrices de la FNSEA, Sylviane Lefez est en première ligne pour défendre les…

Brûlures suite à la formation de gouttelettes sur le câble des sondes en post-thermonébulisation.
Comment gérer au stockage des tubercules ayant déjà germé dans les buttes ?

Les canicules ont impacté le grossissement des tubercules, voire limité la tubérisation pour les plantations les plus tardives…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole