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Sans revalorisation, les légumes d’industrie en danger

Les restrictions d'irrigation associées à une nette augmentation des coûts de production inquiètent les producteurs de légumes destinés à la transformation.

Fabrication de salades en barquette plastique en agroalimentaire.
© Thierry Michel

La sécheresse de cet été 2022 conduit à des restrictions ou des interdictions d’irrigation pour de nombreuses productions dont celle des légumes d’industrie. Ces « interdictions d’irrigation pourraient être destructrices pour les productions de légumes », écrit l’Association nationale d’organisations de producteurs de légumes de plein champ pour l’industrie (Cénaldi).

Ce contexte vient s’ajouter aux graves difficultés rencontrées par les producteurs de légumes destinés à la mise en conserve et à la surgélation. Ces producteurs sont confrontés à la hausse exponentielle de leurs coûts de production (+ 10 % en 2022 ; + 16 % prévus à ce jour pour 2023, voir encadré) et à des rendements de plus en plus aléatoires, en raison du manque d’alternatives disponibles face à la suppression rapide des moyens de protection de leurs cultures. Conséquence : « la rentabilité des cultures légumières s’en ressent, d’autant plus que les hausses de coûts en 2022 n’ont pas pu être complètement répercutées dans les prix », poursuit le Cénaldi.

Déjà, de nombreux producteurs font le choix d’abandonner la production de légumes au profit d’autres cultures (céréales, colza...). L’approvisionnement des entreprises de transformation s’en retrouve menacé et la situation risque aujourd’hui de s’aggraver.

Le Cénaldi demande une revalorisation urgente du prix des légumes qui doit prendre en compte les hausses de coûts et le risque inhérent à ces cultures et « garantir une marge attractive afin que les agriculteurs français restent acteurs de la souveraineté alimentaire du pays », conclut le Cénaldi.

La filière légume d’industrie représente 1/3 des surfaces de légumes cultivés en France, 4 500 producteurs et 23 sites de production de légumes en conserve et surgelés. La filière génère 10 000 emplois directs et des milliers d’emplois indirects. •
 

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