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Franck Grémont, président du SEA Petit Caux
« RTE doit faire plus pour indemniser les agriculteurs impactés par des pylônes

Le projet d'une nouvelle ligne de 400 000 volts entre Dieppe et Amiens mobilise la profession qui continue de réclamer une plus juste indemnisation des agriculteurs impactés par le tracé. Deux réunions sont organisées par le réseau syndical FNSEA dans la Somme et la Seine-Maritime pour les informer des difficultés rencontrées.

Franck Grémont.
Franck Grémont.
© FNSEA 76

L'arrondissement de Dieppe est au cœur de plusieurs projets énergétiques qui vont, de fait, impacter l'activité et le foncier agricole dans le secteur. Comment s'organise la profession pour répondre à ces enjeux ?

« Les grands projets qui concernent notre territoire ont des enjeux nationaux, qu'il s'agisse de l'EPR de Penly ou de la ligne électrique de 400 000 volts qui va relier Dieppe à Amiens. Notre rôle, en tant que syndicat agricole, est donc de faire en sorte que les exploitants et les propriétaires qui vont subir les conséquences de ces équipements, soient les mieux représentés et défendus dans les négociations. C'est ce que nous faisons sur le chantier de l'EPR pour réduire au maximum l'impact foncier et sur la ligne RTE pour que les implantations et les travaux soient concertés et que l'indemnisation des préjudices subis soit la plus juste possible. »

Justement, sur le volet indemnisation, où en êtes-vous avec RTE ?

« Nous discutons, avec le concours de la Chambre d'agriculture, depuis des mois avec RTE. D'abord pour affiner le tracé mais aussi pour que les travaux futurs soient conduits dans le cadre de la convention nationale qui cadre ces pratiques. Mais nous sommes dans une situation de blocage sur le volet indemnisation. Aujourd'hui, un exploitant touche une indemnité d'environ 200 euros par pylône et par an, versés tous les neuf ans. C'est évidemment insuffisant au regard des dommages subis et surtout lorsque l'on sait que les communes prélèvent une taxe d'environ 6 000 euros/an pour chaque pylône. Il nous semble donc, et c'est la position défendue sur le terrain par la FNSEA 76, qu'il faut revoir les montants versés aux exploitants. Les négociations avec RTE sont d'autant plus compliquées que le montant des indemnisations agricoles est nationalement. On a l'impression que RTE se cache derrière ça pour ne pas avancer. Nous avons entrepris des démarches, avec l'appui de la FNSEA, pour faire évoluer ce cadre, mais il faut en attendant qu'on avance localement. »

Que dites-vous aux agriculteurs concernés ?

« Nous continuons de pousser et de négocier pour que RTE change d'avis et accepte d'avancer sur les indemnisations en travaillant sur une convention locale, comme le cadre réglementaire le permet. Cela a déjà été fait sur d'autres projets, ils doivent donc pouvoir le faire chez nous. En tout état de cause, nous appelons les exploitants à ne rien signer tant que la négociation collective n'a pas abouti. Sur ce sujet comme sur d'autres, plus nous serons solidaires et déterminés, plus nous aurons des chances de réussir. Nous organisons, avec la FDSEA de la Somme, et l'appui technique de la Chambre d'agriculture, deux réunions d'information à destination des exploitants et de leurs propriétaires. Nous les invitons à venir nombreux pour que nous leur expliquions le travail que nous menons au quotidien sur le sujet et qui doit aboutir, nous l'espérons, à une meilleure rémunération des dommages subis par nos exploitations lors du passage d'une telle infrastructure. »•

Calendrier des réunions d'information

Plusieurs créneaux vous sont proposés :

Monchy-sur-Eu (76). Le 24 juin à 20 heures ;

Frucourt (80). Le 23 juin à 20 heures.

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