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Risques climatiques : Emmanuel Macron s'engage à rallonger 680 M€ si nécessaire

Sécheresse
© Shutterstock

En déplacement le 9 septembre dans le Loiret, sur la fête agricole Terres de Jim, Emmanuel Macron a annoncé qu’il « confirme » le budget de 600 millions d’euros (M€) prévu pour la réforme de la gestion des risques, mais qu’il serait prêt à aller jusqu’à 680 M€ si nécessaire. Ceci, afin de « permettre y compris aux filières qui étaient à 25 % [de seuil de déclenchement de l’assurance] d’aller aux 20 % pour créer un appel d’air, et une vraie attractivité au système d’assurance ». Pour rappel, le scénario qui semblait jusqu’à présent privilégié par le ministère de l’Agriculture était de placer ce taux à 25 % pour les grandes cultures et la viticulture (contre 20 % en arboriculture et en prairies). De plus, Emmanuel Macron a indiqué que le taux d’indemnisation publique serait de 90 % pour les assurés, ce dont la FNSEA s’est réjouie un peu plus tôt dans un communiqué envoyé à l’issue d’un huis-clos du CAF avec le président de la République. Durant son allocution, Emmanuel Macron a précisé qu’il y aura « une clause de revoyure » car, « si on dépasse les 680 M€ l’État ne peut pas être un payeur aveugle ». Ce rendez-vous aura lieu en fin d’année 2023, selon le vice-président de la FNSEA Joël Limouzin. Interrogé en début de soirée, ce dernier a estimé que la rallonge budgétaire est « une vraie victoire » de la profession. Pour autant, une incertitude demeure sur le taux d’indemnisation des non-assurés qui serait très certainement dégressif, a-t-il indiqué. •

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