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Rester force de proposition et acteur des transitions

Chaque semaine jusqu’aux élections Chambre, la rédaction de l’Union agricole publiera une série d’articles pour présenter les grands dossiers portés par les élus de la Chambre d’agriculture durant la mandature écoulée mais aussi pour détailler les axes du projet porté par les candidats des listes JA 76 et FNSEA 76. Cette semaine, la rédaction revient sur les questions environnementales. Explication et paroles d’élus.

La Chambre d’agriculture a participé aux discussions sur la révision du programme d’actions de la directive Nitrates, aux côtés des organisations syndicales JA 76 et FNSEA 76, seules présentes sur ce dossier.
La Chambre d’agriculture a participé aux discussions sur la révision du programme d’actions de la directive Nitrates, aux côtés des organisations syndicales JA 76 et FNSEA 76, seules présentes sur ce dossier.
© Réussir SA

La qualité de l’eau, de l’air, des sols et plus généralement la protection de l’environnement sont des sujets majeurs pour les agriculteurs. Les changements climatiques qui s’accentuent obligent le monde agricole à s’adapter et la Chambre d’agriculture à accélérer son accompagnement sur ces sujets.
Il y a deux manières d’affronter les problématiques environnementales : subir ou agir. 
Du côté de la Chambre d’agriculture, le choix s’est rapidement porté sur la deuxième possibilité. En organisation responsable, la Chambre d’agriculture a rapidement proposé aux agriculteurs confrontés aux sujets de la qualité de l’eau dans les bassins d’alimentation de captage (bacs) ou d’érosion de rentrer dans une démarche proactive, volontaire, engageante, quitte même à revoir les systèmes ou à changer de façon de faire. 
Sur la protection de la ressource en eau, sujet ô combien important dans le département d’abord, la Chambre d’agriculture a rapidement pris les choses en main. Le cas le plus évocateur est celui qui concerne le bassin d’alimentation de captage de Radicatel. La Chambre d’agriculture, avec l’association des agriculteurs du bac, a rapidement pris la mesure du danger lors de la révision de la déclaration d’utilité publique et du programme d’action qui en découlait. Considérant que les mesures proposées par la collectivité en charge de ce bac allaient à l’encontre des intérêts agricoles, sans pour autant garantir une meilleure protection de la ressource en eau, la Chambre d’agriculture et les agriculteurs se sont rassemblés et unis pour obtenir un changement de méthode et la réalisation d’un diagnostic clair en s’appuyant sur une étude du terrain. « Nous sommes allés voir chaque bétoire, chaque sous-bassin pour poser un diagnostic précis et élaborer, sur proposition des agriculteurs, des mesures de protection appropriées », rappelle Stéphane Donckele, vice-président de la Chambre d’agriculture en charge de ces dossiers environnement. Cette méthode proactive, partagée par la collectivité et le préfet de département a fait ses preuves et l’objet d’une convention départementale visant à la décliner dans d’autres bacs.

Protéger les sols

Autre sujet, autre exemple. Au printemps dernier, un territoire a dû faire face à de violents orages et à des pluies diluviennes. Des problèmes d’érosion, accentués par la présence en nombre de cultures de printemps, a causé des dégâts en aval de ces parcelles. Là encore, et en réponse à l’exaspération des collectivités et des habitants, la profession a préféré prendre le taureau par les cornes en engageant, là aussi, une démarche proactive avec les exploitants. Des rencontres ont eu lieu sur le terrain pour identifier les zones d’écoulement, les tailles des parcelles, voire les pratiques culturales, avec une seule ambition, œuvrer collectivement pour que les orages de demain ne produisent pas les mêmes effets. « La Chambre d’agriculture apporte son expertise et aide les exploitants qui sont prêts à aménager leurs territoires et modifier certaines pratiques pour retenir les sols », précise Stéphane Donckele. Et pour faciliter ces changements, la Chambre d’agriculture renforce d’année en année son accompagnement, en mobilisant aussi des partenaires, à même de fournir le soutien financier que ces transitions peuvent nécessiter. 
Outre ces sujets, la Chambre d’agriculture a participé aux discussions sur la révision du programme d’actions de la directive Nitrates, aux côtés des organisations syndicales JA 76 et FNSEA 76, seules présentes sur ce dossier. Guillaume Burel, vice-président de la FNSEA 76, rapporte toutes les difficultés rencontrées dans les débats avec l’Agence de l’eau notamment.

Directive Nitrates

« On tente d’apporter une vision pragmatique des sujets, conciliant production agricole et protection de l’environnement ». Même si la discussion est parfois âpre, « des avancées ont été obtenues », explique Guillaume Burel. « Des mesures telles que le maintien des repousses de colza pendant deux mois, ou l’interdiction d’épandage des lisiers à l’automne par exemple ont pu être évitées », précise le responsable FNSEA 76 qui rappelle que la mobilisation de cet automne visait justement à demander une réouverture des discussions autour de ce PAR 7, encore trop imparfait pour la profession. 
Sans faire une liste exhaustive des sujets “environnements” traités par la Chambre, il faut encore évoquer le travail mené dans le cadre du plan de protection de l’atmosphère. Ce dernier donne au préfet la possibilité de prendre des mesures pour préserver la qualité de l’air quand elle est trop dégradée. La Chambre d’agriculture, comme toutes les instances consulaires est alors consultée pour adapter les mesures à chaque secteur d’activité. Cette réponse professionnelle à la sollicitation du préfet permet « d’expliquer les enjeux agricoles du moment et ainsi d’éviter que des interdictions de travaux ou d’épandage d’effluents par exemple puissent être décrétées », explique ainsi Stéphane Donckele. La méthode déployée par la Chambre d’agriculture, résolument volontariste, doit aussi permettre aux exploitants de rester maître de leur destin et d’éviter que des mesures réglementaires viennent s’imposer. « On a tout à gagner en étant force de proposition et à faire preuve de bon sens », résume ainsi Stéphane Donckele.•

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