Remise de diplômes au lycée du Pays de Bray
Vendredi 23 janvier, dans la grande salle d'honneur du château de Brémontier-Merval, Frédéric Foiry, proviseur du lycée agricole du Pays de Bray, assisté de l'équipe pédagogique, a remis aux élèves de trois classes leur diplôme de fin d'études. Un moment convivial qui couronne le travail et la persévérance de chacun.
Vendredi 23 janvier, dans la grande salle d'honneur du château de Brémontier-Merval, Frédéric Foiry, proviseur du lycée agricole du Pays de Bray, assisté de l'équipe pédagogique, a remis aux élèves de trois classes leur diplôme de fin d'études. Un moment convivial qui couronne le travail et la persévérance de chacun.
C'est sous le regard bienveillant de l'équipe pédagogique du lycée agricole du Pays de Bray que les élèves de CAP MA (métiers de l'agriculture), Bac technologique STAV (Sciences et technologie de l'agronomie et du vivant) et Bac professionnel CGEA (Conduite et gestion de l'entreprise agricole) ont reçu leur diplôme de fin d'études 2025 ce 23 février. Sur les 59 diplômés, tous n'étaient pas présents car l'événement a malheureusement été repoussé pour cause de neige en ce début de mois.
Un excellent taux de réussite aux examens
Pour célébrer le moment, Frédéric Foiry, proviseur du lycée depuis 2023, s'est chargé de faire défiler un diaporama projeté sur grand écran, et d'appeler en rythme et à tour de rôle les jeunes diplômés. Les professeurs principaux ont ensuite remis dans la bonne humeur le parchemin à chacun de leurs élèves présents. Tous sont titulaires d'une certification Pix (qui évalue leur compétence numérique) et certains d'un Caces (Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité).
« Nous avons eu 95 % d'élèves diplômés sur l'ensemble de ces trois formations, souligne le proviseur. Nous avons donc un très bon pourcentage de réussite, conforme aux taux nationaux sur le Bac technologique et le CAP, et nous faisons même mieux que le général pour le Bac professionnel CGEA puisque nous faisons 10 % de plus. »
« Ces excellents résultats, et en particulier celui du Bac pro, nous permettent d'assurer les deux priorités demandées par le ministère de l'Agriculture. D'assurer tout d'abord le renouvellement des générations en agriculture avec un taux de féminisation important. À cet égard, nous avons eu 37 % de filles en Bac pro. Puis nous devons enseigner des formations qui permettent d'assurer la souveraineté alimentaire du pays. »
Une confiance retrouvée
À Brémontier-Merval, « le recrutement de nos élèves s'opère dans un rayon de 50 km et nous avons 95 % d'internes, poursuit le proviseur. Nos élèves sont donc pris en charge pour nombre d'entre eux toute la semaine. De ce fait, nous devons leur apporter des compétences éducatives et psychosociales avec des activités en lien avec la culture et les actions sociales. Nous travaillons sur ce que j'appelle le "bien devenir" de l'élève et qui va encore plus loin que le bien-être car le bien-être est un instantané, alors que le bien devenir lui apportera une ossature toute sa vie. »
Dans cet établissement agricole, les élèves se transforment tout au long de leur scolarité, comme le confirme Ludovic Delabrière, professeur de machinisme. « Ce sont des élèves qui sont dans un écosystème dans lequel ils se sentent bien, explique aussi Nathalie Gilot, professeur de français. Ils ont différentes matières dans lesquelles ils ont souvent de meilleurs résultats qu'auparavant et une moyenne générale qui leur redonne confiance. En conséquence l'estime qu'ils ont d'eux-mêmes s'améliore et ils forment des projets ».
Plus armé pour mieux se projeter
Jules Ségaert et Clément Sellier font partie de ces élèves qui se sont épanouis durant leur scolarité au lycée du Pays de Bray. Le premier a obtenu son CAP MA et il est aujourd'hui en BPRA au lycée agricole d'Yvetot. Le jeune homme compte bien reprendre la ferme familiale en polyculture-élevage laitier. Le second, détenteur d'un Bac pro STAV, poursuit dorénavant par un BTSA ACV (Agronomie cultures durables) au lycée du Paraclet, dans son département d'origine. Il envisage quelques années de salariat avant de reprendre la ferme familiale en polyculture-élevage allaitant.•