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Remaniement : encore un peu de temps

Les deux ministres de l’Agriculture, titulaire et déléguée, devraient rester en place au moins jusqu’au 15 août sinon plus. Quelques indices laissent penser que le prochain gouvernement et la nomination des successeurs de Marc Fesneau et d’Agnès Pannier-Runacher devraient intervenir vers la fin août. 

Ministère de l'agriculture
Le ministère de l'Agriculture, rue de Varenne dans le 7e arrondissement de Paris, devait encore être occupé durant quelques semaines par Marc Fesneau et Agnès Pannier-Runacher.
© C. S./ActuAgri

Le jeu des pronostics est toujours très aléatoire, mais en politique, il est des informations qui peuvent envoyer quelques signaux, forts ou faibles. Il en est une qui doit mettre un peu la puce à l’oreille. 

Dans le Journal officiel du 30 juillet, un arrêté du ministère de l’Agriculture annonçait le départ du cabinet d’Yves Auffret, conseiller Pac depuis novembre 2022, du ministre Marc Fesneau. Il devait rejoindre à compter du 1er août, la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) de ce ministère. Une sorte de retour aux sources pour ce haut-fonctionnaire, passé comme il se doit par Sciences-Po et l’ENA, membre de plusieurs cabinets ministériels (Christine Lagarde, Michel Barnier) et conseiller auprès de la commissaire européenne Maria Damanaki (Affaires maritimes) à la Commission de Bruxelles. Mais dans le JO du 31 juillet, un nouvel arrêté vient annuler le précédent et indiquer qu’Yves Auffret ne prendra finalement ses fonctions à la DGPE que le 1er septembre. Laisser un conseiller en poste dans un gouvernement démissionnaire peut légitimement faire penser que le remaniement n’est pas une urgence. En soi, la date du 1er septembre peut être interprétée comme un signe tangible que les ministres Marc Fesneau et Agnès Pannier-Runacher gèreraient les affaires courantes jusqu’à cette date. D’ailleurs, à scruter attentivement le JO, peu d’arrêtés viennent mettre fin aux fonctions des conseillers des ministres. D’autant que certains d’entre eux, comme Quentin Mathieu ont en charge les « politiques de l'alimentation, de la sécurité sanitaire des aliments, et des Jeux olympiques et paralympiques. ». Or ces derniers ne se terminent que le 8 septembre. 

« Concentré sur les Jeux »

À ce jour et de manière officielle, seuls deux départs ont été officialisés : celui de Marjorie Bouchard qui a cessé, le 16 juillet dernier, ses fonctions de conseillère médias et communication d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Agriculture. Elle n’apparaît plus sur le site Internet du ministère. Et celle de Marie-Christine Le Gal. Celle-ci a retrouvé les services du ministère, au sein de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), en qualité de directrice générale adjointe et de cheffe des services vétérinaires officiels français. Son nom reste cependant visible sur la page consacrée à la présentation des conseillers de Marc Fesneau sur le site du ministère. 

En règle générale, les mouvements de personnes qui apparaissent dans les mesures nominatives du JO sont plus importants quelques jours avant l’annonce d’un gouvernement. Dans son entretien du 23 juillet, le président de la République, Emmanuel Macron avait demandé de patienter : « De manière évidente, jusqu'à la mi-août, on doit être concentré sur les Jeux. Et puis à partir de là, en fonction de l'avancée de ces discussions, ce sera ma responsabilité de nommer un Premier ministre ou une Première ministre et lui confier la tâche de constituer un gouvernement ».  Il faudra donc patienter (mais jusqu’à quand ?) pour savoir qui va succéder à Marc Fesneau, Agnès Pannier- Runacher et Christophe Béchu, les trois ministres les plus impliqués dans les sujets agricoles et environnementaux.•

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