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Quel sera l’impact sur les champs de la future ligne électrique entre Amiens et Penly ?

La Commission nationale du débat public (CNDP) organise une consultation jusqu’au 17 février prochain autour d’un projet de création d’une ligne électrique à très haute tension qui doit traverser la Somme d’Est en Ouest pour rejoindre la Seine-Maritime.

Quatre tracés et leurs impacts potentiels sur les milieux sont soumis à la consultation du public afin de déterminer lequel sera le moins négatif.
© RTE

Environ 80 kilomètres séparent les postes électriques d’Argœuves dans la Somme et le futur poste de Navarre dans le département et c’est pour les relier que RTE envisage la construction d’une ligne électrique aérienne à très haute tension. Dans une synthèse du dossier de présentation du projet, RTE explique que la construction d’une ligne pour le transport d’électricité à très haute tension dans cette partie de la région est « nécessaire » pour participer à la transition énergétique du pays. Bien que les pouvoirs publics tablent sur une consommation d’énergie en baisse dans les années futures, il est en effet d’ores et déjà admis que la consommation d’électricité va augmenter pour compenser la fin du recours aux énergies fossiles. Or, qui dit plus de consommation électrique dit aussi un besoin plus fort en moyen de transport.

Un réseau de transport d’électricité bientôt saturé

 « Pour réussir la transition énergétique et atteindre la neutralité carbone en 2050, notre paysage énergétique doit profondément se transformer », résume RTE qui juge que le réseau actuel de transport sera « saturé » et qu’il ne pourra par conséquent « plus répondre aux nouveaux besoins ». L’entreprise justifie son projet en s’appuyant aussi sur un autre constat : « L’axe électrique qui relie les deux régions – Normandie et Hauts-de-France –, présente un déséquilibre. La région Normandie est globalement exportatrice quand la région Hauts-de-France est importatrice d’électricité ».

Selon RTE, si le besoin est donc clairement exprimé, le tracé de la future ligne n’est pour autant pas acté. Quatre scénarios sont proposés : le premier est la création d’une ligne en parallèle à celle de 400 000 volts existante entre Argœuves et Penly, au nord ; le deuxième scénario et le deuxième bis consisteraient à installer une ligne en parallèle de l’existante, via Beauchamp. Le troisième scénario envisage la création d’une ligne « en site vierge au sud » tandis que le quatrième est un mix entre les précédentes propositions de tracé. Pour chacun des tracés proposés, RTE est en mesure de déterminer si l’impact sera « positif », « moyennement favorable », « défavorable » voire « rédhibitoire » en termes de performance environnementale du réseau électrique, sur le milieu physique, naturel, humain, agricole, économique…

Réunions d’information

Comme pour tout projet de cette ampleur, une consultation publique orchestrée par la Commission nationale du débat publique a débuté le 23 novembre dernier, et déjà, des inquiétudes se sont exprimées. Après Bourdon (80) et Beauchamps (80), de nouvelles réunions dites “généralistes” ont eu lieu le 7 décembre à Oisemont (80) et le 13 décembre à Canehan. Ces rencontres sont suivies de rencontres “thématiques”: “énergie et développement économique” ce 15 décembre ; “milieu humain” le 25 janvier à Cuverville-sur-Yères et Argœuves (80) le 31 janvier ; “environnement” le 7 février à Hallencourt (80) et le 8 février à Saint-Rémi-Boscrocourt.

À noter que deux réunions spécifiques au monde agricole seront organisées le mardi 24 janvier à Monchy-sur-Eu (14 h-16 h) et à Hangest (80) le mardi 31 janvier (14 h-16 h). Après la phase de consultation publique – elle court jusqu’au 17 février 2023 –, il faudra attendre avril 2023 pour connaître le tracé qui aura le moins d’impact sur le paysage. Viendra ensuite la déclaration d’utilité publique à l’horizon 2029. La mise en service de cette ligne pourrait quant à elle intervenir d’ici 2032-2033. •

 

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