Aller au contenu principal

Prendre sa retraite en douceur.

Si le moment de la retraite est parfois impatiemment attendu, il peut également être redouté, et constitue, dans tous les cas, un changement de cap important après toute une vie consacrée à son exploitation.

file-alt-63350
© Pixabay

Afin de ne pas totalement couper les ponts avec cette « vie d’avant », il existe quelques mécanismes permettant au chef d’exploitation de prendre sa retraite en douceur.

 

Bénéficier d’une retraite progressive

La retraite progressive, encore appelée cessation progressive d’activité, permet à l’exploitant, non salarié agricole, de cumuler temporairement une fraction de sa pension de retraite avec une poursuite partielle d’activité.Cette activité partielle devra être exclusive de toute autre activité et génèrera de nouveaux droits qui seront pris en compte pour le calcul de la retraite définitive.

Les conditions d’éligibilité au dispositif ont été modifiées à compter du 1er janvier 2015. Depuis cette date, pour prétendre à la retraite progressive, l’exploitant doit :

- être âgé d’au moins 60 ans,- avoir validé au moins 150 trimestres,

- s’engager à n’exercer que cette activité partielle,

- acter la cessation partielle d’activité, selon sa situation, comme suit :

- en cas d’assujettissement par rapport à un nombre d’heures de travail : diminuer ce nombre d’heures d’au moins 400 heures annuelles,

- en cas d’assujettissement par rapport à la surface exploitée : souscrire un plan de cession progressive de l’exploitation et réduire cette surface d’au moins 35 %,

- En cas d’exploitation dans une structure sociétaire : céder une partie des parts sociales détenues.

A ces conditions, l’exploitant pourra toucher 40 à 50 % de sa pension de retraite, tout en poursuivant en partie son activité.

Afin de s’assurer de la faisabilité du projet et de recueillir toutes les informations nécessaires au dépôt de la demande de retraite progressive, il est indispensable de prendre attache avec votre caisse de MSA, au moins 6 mois avant la date projetée.

 

Devenir salarié sur son ancienne exploitation

La transmission de l’exploitation que le jeune retraité connaît par cœur implique parfois qu’il puisse rester présent et faire part de son savoir-faire au repreneur.

Dans cette optique, il est permis à l’exploitant agricole qui a liquidé ses droits à la retraite dans tous les régimes, de reprendre une activité salariée agricole, sans condition, y compris sur son ancienne exploitation. Dans cette situation, les revenus tirés de cette activité salariée pourront être cumulés avec la perception de sa pension de retraite. En revanche, l’exercice de cette nouvelle activité, et les cotisations y afférentes, n’ouvriront plus de nouveaux droits à l’acquisition de points de retraite.

 

Conserver une parcelle de subsistance

Afin de satisfaire à ses besoins personnels, et dans ce seul but, l’exploitant agricole retraité est autorisé à poursuivre l’exploitation d’une parcelle dite « de subsistance » dont la surface maximale est fixée par département. Pour la Normandie, les seuils sont les suivants :

- Calvados : 5 ha

- Eure : 5 ha

- Manche : 5 ha

- Orne : 4 ha

- Seine-Maritime : 5 ha.

L’exploitation de cette surface peut être accompagnée d’une activité d’élevage, sans qu’un nombre maximum d’animaux ne soit fixé. Le bien être animal commandera cependant à ce que la surface soit suffisante pour les accueillir.La poursuite d’exploitation de cette surface pourra donner lieu, selon son importance, au paiement de cotisations MSA en tant que cotisant solidaire.

 

Donner un coup de main

Une dernière solution est offerte à l’exploitant retraité qui ne souhaite pas cesser toute activité : le coup de main familial. Contrairement aux statuts précédemment exposés, le coup de main familial est informel et ne constitue qu’une simple tolérance. Il ne correspond à aucun régime et n’offre, dès lors, aucune protection. Il doit rester occasionnel, spontané et non rémunéré. Il ne s’agit pas d’être présent quotidiennement, ou presque, sur l’exploitation et d’y assurer des tâches régulières.

Ce coup de main ne peut être donné par l’exploitant qu’aux membres de sa famille proche : parents, enfants, petits-enfants, frères et sœurs ou conjoint. Une vigilance toute particulière doit être portée quant à cette situation qui pourrait déboucher, à défaut d’en respecter les conditions, sur une requalification en travail dissimulé et/ou une non prise en charge en cas d’accident.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Elody et Sébastien Marc, de l’exploitation bio « Les Jardins de Marcelle », présentent leur production de légumes, plants et graines sur leur stand au Sia 2026.
Sia : nos producteurs seinomarins régalent les papilles

Dans le Hall 7.2 les régions ont attiré des centaines de visiteurs dès ce premier week-end du salon. Et sur le pavillon…

La Seine-Maritime accompagne ses producteurs au Sia

La Seine-Maritime sera présente au Salon international de l'agriculture (Sia) qui se tient à Paris du 21 février au 1er…

ComLin (Agylin, Coopérative du Neubourg et Terre de Lin) classe près de 5 000 lots par an. Ce classement permet de segmenter la production selon 6 critères : nature, couleur, force, finesse, homogénéité et longueur. Ici un échantillon de lin d'hiver à qui les experts ont donné une excellente note.
AG Terre de Lin : « la véritable force est avant tout humaine »

Un volume de paille record pour la récolte 2024 et une récolte 2025 plutôt légère.

Veau malade.
FCO-3 : une vague de naissances de veaux “débiles” dans les élevages cet hiver

La fièvre catarrhale ovine (FCO) sérotype-3 est passée à l’été et l’automne 2025 dans les élevages bovins et ovins seinomarins…

Loïc Charron a choisi l'Eure pour être au cœur du tissu économique du lin.
Une usine flambant neuve pour s'implanter au cœur du tissu économique du lin

Après le négoce, Norlin, société nordiste, a choisi de réindustrialiser le teillage de la fibre courte en Normandie.

L'année dernière, le club NCRC a animé les 120 m2 de circuits radiocommandés. Les pilotes feront revivre la zone avec des camions, des pelleteuses et des tracteurs à l'échelle 1/14e et 1/16e.
Du plus petit au plus grand : miniatures agricoles à Yerville

Après avoir frôlé les 5 000 visiteurs l'an passé, l'événement "L'agriculture, une passion même en miniature" revient ce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole