Plan engrais : une aide possible dès le 1er août
La mobilisation de la FNSEA et de son réseau, à Bruxelles et à Strasbourg, pour obtenir une aide face à l'envolée du prix des engrais suite à l'application du Macf, aggravée par le conflit en Iran, a porté ses fruits. Et la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a enfin détaillé, le 9 juillet, les mesures de soutien à l'achat d'engrais azotés à court terme.
La mobilisation de la FNSEA et de son réseau, à Bruxelles et à Strasbourg, pour obtenir une aide face à l'envolée du prix des engrais suite à l'application du Macf, aggravée par le conflit en Iran, a porté ses fruits. Et la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a enfin détaillé, le 9 juillet, les mesures de soutien à l'achat d'engrais azotés à court terme.
Rappelez-vous. La FNSEA et son réseau ont agi :
- au niveau européen, pour obtenir une aide de crise à hauteur de 540 millions d'euros ;
- auprès du ministère de l'Agriculture, pour que la France reçoive l'enveloppe la plus conséquente, soit 107 millions d'euros, c'est-à-dire 20 % du total. L'État a rajouté 38 M€ pour porter l'enveloppe française à 145 M€.
Le ministère de l'Agriculture vient enfin d'annoncer les modalités de son plan engrais :
- cette aide concerne toutes les productions.
- elle sera de 50 € par tonne d'engrais simple azoté, quel que soit son type : urée, ammonitrate ou solution azotée ;
- et une prime de 20 € par tonne d'engrais est donnée à ceux dont les engrais représentent plus de 10 % des charges.
Cette aide sera accessible, à compter du 1er août 2026, sur le site internet de FranceAgriMer. L'aide concerne les achats d'engrais ayant eu lieu entre le 1er juin et le 30 septembre. Elle est plafonnée à la moitié des engrais azotés achetés en 2025.
Toutefois, la FNSEA déplore deux restrictions :
- un minimum de 750 € d'aide requis pour que l'exploitation soit éligible au dispositif ;
- la difficile prise en compte des cultures de printemps, compte tenu de la période de référence d'achat des engrais.
Le syndicat reste mobilisé pour faire bouger les lignes et vigilante sur l'application de cette mesure pour qu'elle touche le plus grand nombre. Et pour que ce dispositif ne rate pas sa cible, la FNSEA appelle le gouvernement à l'évaluer régulièrement.
« Nous devons mettre toute notre énergie pour aider les exploitations agricoles à passer les événements dramatiques qui touchent toutes les productions et tous les territoires ! »•