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MHE : l’export de bovins vifs rouvert vers l’Espagne

Le 3 octobre au Sommet de l’élevage, Marc Fesneau a annoncé la réouverture de l’Espagne pour les envois de bovins vifs issus de la zone
réglementée autour des foyers de MHE (maladie hémorragique épizootique).

Vaches limousines au pré.
© Shutterstock

Lors d’un échange avec les représentants des éleveurs, le 3 octobre au Sommet de l’élevage à Cournon, le ministre de l’Agriculture a annoncé avoir « débloqué » les échanges de bovins vifs avec l’Espagne, à l’arrêt depuis l’apparition de foyers de MHE (maladie hémorragique épizootique).

« Ça date d’hier, nous avons débloqué la partie espagnole » (où 85 800 bovins ont été exportés en 2022), a-t-il lancé. Concernant l’Italie, premier débouché des broutards français (853 900 têtes en 2022), le locataire de la Rue de Varenne a indiqué avoir « bon espoir de débloquer [cette destination] dans les heures ou les jours qui viennent ».

Autre destination européenne pour les bovins français : la Grèce, pour laquelle le ministre n’a pas annoncé de réouverture. M. Fesneau n’a pas précisé le protocole sanitaire auquel seront soumis les animaux exportés.

Alors que la France comptait, au 29 septembre, 19 foyers de MHE dans les Pyrénées, la réglementation européenne interdit les exportations d’animaux vivants issus de la zone réglementée (150 km autour des cas) vers les États membres de l’UE.

L’accord avec l’Espagne a été élaboré « en dialogue avec la Commission européenne », a précisé M. Fesneau. Les pays tiers, eux, peuvent imposer leurs propres restrictions : l’Algérie a ainsi suspendu ses importations de bovins vifs depuis la France. Sur cette destination – la première des pays tiers avec 69 000 têtes en 2022 –, « reconnaissons que c’est plus complexe », a admis M. Fesneau. « Nous sommes en train de regarder avec nos amis algériens », a-t-il expliqué, évoquant une réouverture « sans doute dans un temps un peu plus long ».

Tests PCR pour sortir de la zone réglementée

La réouverture des marchés à l’export est très attendue par une filière bovine très dépendante de ces débouchés. Le 28 septembre, Elvéa a demandé à l’État de « tout mettre en œuvre pour rétablir les flux commerciaux ». Le réseau d’organisations de producteurs exhorte plaide également pour une « déclassification de la maladie au niveau européen », une demande similaire à celle exprimée par la Confédération paysanne.

Par ailleurs, à l’image du Modef, Elvéa réclame aussi une indemnisation des éleveurs, car « les mesures sanitaires pourraient amener au stockage des animaux qui auraient dû être vendus ». La MHE, prévient Elvéa, « ne doit en aucun cas affecter les prix payés aux éleveurs », alors que « la pression se fait sentir sur les marchés du maigre ».

Selon l’Idele, « le prix des broutards s’est raffermi » ces dernières semaines avec la réouverture du marché algérien (refermé depuis), à 3,50 €/kg vif (charolais de 350 kg, semaine 36). Côté volumes, dans un contexte de décapitalisation, les exportations de broutards ont chuté de 7 % sur un an (du 1er janvier au 20 août),à 609 000 têtes.
 

Via un arrêté paru le 30 septembre au Journal officiel, le ministère de l’Agriculture a instauré des tests PCR obligatoires avant de pouvoir sortir les animaux de la zone réglementée. Cette obligation, entrée en vigueur le 1er octobre, fait partie d’une série de mesures complémentaires. « Cette nouvelle exigence sanitaire sécurise les conditions de reprise des mouvements » d’animaux (bovins, ovins, etc.), note la Rue de Varenne dans un communiqué le 29 septembre. Elle intervient « en complément de la désinsectisation déjà prévue par l’arrêté du 23 septembre ».

Une dizaine de jours après les trois premiers foyers détectés le 18 septembre, la France comptait 19 cas au 29 septembre (16 dans les Pyrénées-Atlantiques et 3 dans les Hautes-Pyrénées). « La situation reste évolutive », prévient le ministère, qui fera un bilan hebdomadaire « chaque fin de semaine ». •

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